ça s'passe en Belgique, dans les Fourons, un petit village coupé en deux par la frontière linguistique.
V'la qu'une poule wallonne s'échappe de son champ et va pondre son oeuf chez le voisin du côté flamand.
à qui appartient l'oeuf?
Le flamand propriétaire du champ invoque le droit du sol et soutient que comme l'oeuf a été pondu en flandres, il est flamand et donc lui appartient.
Le wallon invoque, bien sur, le droit du sang et explique qu'un oeuf pondu par une poule wallonne est wallon et donc lui appartient.
(Note pour tous les étrangers qui sont d'ailleurs et de plus en plus nombreux dans le monde: ceux qui ont suivi la politique belge connaissent bien cette argumentation).
Alors le conflit dégénère. Pas moyen de se mettre d'accord.
ça gueule, ça hurle, ça manifeste, ça scande des slogans séparatistes, quand le flamand propose:
"- Allei, écoute un peu, une fois. On va faire une concours, hein.
Celui-là qui supporte le plus la douleur, il est le meilleur. Alors, on se frappe dans les couilles, et le premier qui dit qu'il a mal, il a perdu, hein, et le oeuf ça est pour l'autre. ça va?"
"- C'est d'accord, dit le wallon, mais c'est moi qui frappe en premier"
Et il assène un formidable coup de latte dans les roubignoles de son voisin. Celui-ci a bien du mal a retenir un cri de douleur tellement le coup était puissant. Le néerlandophone est tout rouge, plié en deux, puis il passe au bleu, est plié en quatre, et finit par se relever, livide mais fier d'avoir enduré la souffrance si héroïquement.
C'est en Pologne il y a quelques années, à 4 heures du matin, une file de 300 mètres est déjà présente à l'entrée d'un magasin de chaussures. Vers 8 heures, la file mesure près d'un kilomètre. Alors, la police arrive et s'écrie:
"Il n'y aura pas assez de chaussures pour tout le monde, alors que tous les juifs rentrent chez eux !"
Et la file ne mesure plus que 50 mètres.
Vers midi, elle mesure 500 mètres. La police revient et dit:
"Il n'y aura pas assez de chaussures pour tout le monde, alors que tous les étrangers rentrent chez eux !"
et la file mesure de nouveau 100 mètres.
Vers 17 heures, elle mesure alors 400 mètres. La police arrive et dit:
"Il n'y aura pas assez de chaussures pour tout le monde, alors que tous ceux qui n'ont pas la carte du parti rentrent chez eux !"
et la file mesure de nouveau 50 mètres.
Vers 21 heures, la police vient pour la dernière fois et annonce:
"Il n'y a plus de chaussures alors rentrez tous chez vous !"
Un homme sort de la file et s'écrie:
"Merde, il y en a marre, c'est toujours les juifs qui sont prévenus les premiers!"