Les chiens de prairie hibernent, ça tout le monde le sait...
Prenant conscience que le soleil se fait plus chaud, que les fleurs repoussent et que l'herbe reverdit, un petit chien de prairie s'éveille au fin fond de son terrier. Moouuuaaaahhhh !!!! baille-t-il gaiement...
Après s'être étiré avec délectation, il décide d'aller explorer sa chère prairie qu'il devine foisonnante de nourriture. Aussi, la bave aux lèvres et l'estomac dans l'étalon (Hihihihihihihihi !!!!!), il escalade le conduit qu'il a eu tant de mal à creuser l'automne précédent (Scriiiitccchhh, scrooootccchhh !!!), et arrive presque en surface. La joie lui étreint le coeur, et la promesse d'un festin bien mérité après ces longs mois de sommeil lui fait vibrer les moustaches (Zzzzzzzzz !!!). Fébrile, il passe la tête par l'ouverture, et ô merveille de la nature, le soleil brille (Cling !!!) et l'herbe est grasse et drue comme il en avait rêvé... Ne pouvant réfréner le bonheur qui l'étreint (de banlieue, bien sûr...), il entonne alors une ritournelle primesautière de Manhattan Transfer, son groupe vocal préféré :
Le petit chien de prairie, tout joyeux : "Chan-son-d'Amou-ou-our!!!!"
Et la tondeuse à gazon du propriétaire du champ : "Ra-ta-ta-ta-ta !!!!"
C'est deux mouches qui ont passe tout l'été a s'amuser ensemble, et la bise venant, elles décident de se séparer et d'aller passer l'hiver quelque part au chaud, et de se retrouver au printemps.
La mouche n'étant pas migratrice, c'est connu, la première se met en quête d'une étable chauffée dans les environs et passe l'hiver dans le coin d'une poutre.
Le printemps arrivant, elle sort de son trou et volette gaiement jusqu'au point de rendez-vous et elle attend sa compagne.
Le printemps passe, toujours personne.
"Bah, elle est un peu frileuse et attend l'été", se dit-elle.
L'été passe, toujours personne.
"Bah, elle a un peu de retard, elle a du folàtrer dans les environs", se dit-elle.
L'automne passe, il commence a faire froid.
Alors la première mouche se dit que l'autre est morte ou a été mangée, et elle se prépare a retourner dans sa cachette pour l'hiver.
C'est alors qu'elle voit arriver l'autre mouche, les ailes froissées, volant difficilement, haletant, qui tant bien que mal finit par se poser à côté d'elle et s'écroule.
"Eh, ça va pas ? Qu'est-ce qui t'arrive ?"
"Ah, ah, (respiration suffoquante), c'est horrible, voilà, j'ai passé l'hiver dans le porte-monnaie d'un juif, et il vient juste de le rouvrir !"
(Les esprits chagrins peuvent remplacer juif par Auvergnat ou écossais ou par toute personne avare de leur connaissance)
C est un jeune Corse qui habite Marseille, mais l'été il retourne en Corse voir son père. Celui-ci se faisant vieux, il lui conseille de venir passer l'hiver prochain sur le continent, et pour le motiver, il lui dit:
- Viens! Tu verras, les marseillais jettent l'argent par la fenêtre! Le vieux accepte de venir.
La fin de l'automne arrive, et le vieux descend prendre le bateau à Bastia. Il arrive à Marseille et se balade sur la Canebière. D'un coup, il voit un billet de 500 francs par terre... Il commence à se baisser et puis il se dit d'un coup "Oh, je vais tout de même pas me fatiguer dès le premier jour".