Les chiens de prairie hibernent, ça tout le monde le sait...
Prenant conscience que le soleil se fait plus chaud, que les fleurs repoussent et que l'herbe reverdit, un petit chien de prairie s'éveille au fin fond de son terrier. Moouuuaaaahhhh !!!! baille-t-il gaiement...
Après s'être étiré avec délectation, il décide d'aller explorer sa chère prairie qu'il devine foisonnante de nourriture. Aussi, la bave aux lèvres et l'estomac dans l'étalon (Hihihihihihihihi !!!!!), il escalade le conduit qu'il a eu tant de mal à creuser l'automne précédent (Scriiiitccchhh, scrooootccchhh !!!), et arrive presque en surface. La joie lui étreint le coeur, et la promesse d'un festin bien mérité après ces longs mois de sommeil lui fait vibrer les moustaches (Zzzzzzzzz !!!). Fébrile, il passe la tête par l'ouverture, et ô merveille de la nature, le soleil brille (Cling !!!) et l'herbe est grasse et drue comme il en avait rêvé... Ne pouvant réfréner le bonheur qui l'étreint (de banlieue, bien sûr...), il entonne alors une ritournelle primesautière de Manhattan Transfer, son groupe vocal préféré :
Le petit chien de prairie, tout joyeux : "Chan-son-d'Amou-ou-our!!!!"
Et la tondeuse à gazon du propriétaire du champ : "Ra-ta-ta-ta-ta !!!!"
Toto n'avait que neuf ans et comme tous les garçons de son àge, il était très curieux. Il avait souvent entendu le mot "courtiser" par les grands et il se demandait bien qu'est ce que cela voulait dire.
Un jour il décida de poser la question à sa mère. Embêtée sa mère lui proposa d'observer sa grande soeur Marie se faire courtiser par son ami Paul, pensant que c'était la meilleure façon pour lui de l'apprendre. C'est ce qu'il fit le soir même, en se cachant discrètement derrière le rideau du salon. Le lendemain matin il raconta à sa mère ce qu'il avait vu.
"Marie et Paul ont d'abord fermé presque toutes les lumières. Puis Paul a embrassé Marie et l'a serrée très fort contre lui. Je crois que Marie a commencé à se sentir mal, car elle avait un drôle d'air.
Paul a dû penser la même chose que moi car il a mis sa main dans la blouse de ma soeur pour tàter son coeur. Là, je pense que Marie était vraiment malade. C'était de la fièvre car elle a dit à Paul qu'elle était très chaude.
Tout d'un coup j'ai vu ce qui la rendait malade. Une grosse anguille était entrée dans le pantalon de Paul. Je ne sais pas trop comment mais sans blague, elle faisait bien 20 centimètres de long. Là, Paul a empoigné l'anguille d'une main pour qu'elle ne se sauve pas. Quand Marie a vu ça, elle a eu peur et ses yeux sont devenus grands comme des boules de billard. Marie a dit à Paul que c'était la plus grosse qu'elle avait jamais vue.
à ce moment là, Marie a essayé de faire sa brave en essayant de couper la tête de l'anguille avec ses dents. Mais ça n'avait pas l'air de tuer l'anguille, bien au contraire. Alors, elle a empoigné l'anguille à deux mains pendant que Paul mettait dessus une muselière qu'il avait sortie de sa poche pour l'empêcher de mordre. Après Marie s'est couchée sur le sofa avec les jambes écartées pour faire la prise des ciseaux à l'anguille.
L'anguille s'est pas mal débattue, ensuite Marie s'est mise à gémir et se plaindre et Paul a presque défait le sofa à force de gigoter.
Après une dernière secousse, Marie et Paul ont poussé un grand soupir: c'est là que j'ai compris qu'ils avaient réussi à tuer l'anguille car je l'ai vue pendouiller inerte au moment où Paul lui retirait su muselière. C'est à se demander si elle n'était pas enragée d'ailleurs, car elle était pleine de bave."
Un Israélien est assis entre deux Arabes dans un avion qui vole entre Jérusalem et Amman. Un peu nerveux (ça se passe en pleine guerre du Golfe et ses deux voisins n'ont pas l'air commode), il fait tout pour détendre l'atmosphère. Sans succès. Alors quand les deux Arabes lui demandent d'un air provocateur d'aller leur chercher deux jus d'oranges, il se lève pour aller les demander à l'hôtesse...
Pendant ce temps, les deux Arabes crachent dans ses chaussures. Il leur amène leurs jus d'oranges et le reste du vol se passe sans aucun problème.
Quand l'avion commence à s'approcher de sa destination, l'Israélien remet ses chaussures et sent l'infàme bave qui traverse le tissu et lui mouille la peau.
Il se tourne vers l'un de ses voisins: "Vous savez, si l'on veut qu'un jour le Moyen-Orient soit en paix, il faudra que les Arabes arrêtent de cracher dans les chaussures des Israéliens et que les Israéliens arrêtent de pisser dans les jus d'oranges des Arabes..."