C'est deux mouches qui ont passe tout l'été a s'amuser ensemble, et la bise venant, elles décident de se séparer et d'aller passer l'hiver quelque part au chaud, et de se retrouver au printemps.
La mouche n'étant pas migratrice, c'est connu, la première se met en quête d'une étable chauffée dans les environs et passe l'hiver dans le coin d'une poutre.
Le printemps arrivant, elle sort de son trou et volette gaiement jusqu'au point de rendez-vous et elle attend sa compagne.
Le printemps passe, toujours personne.
"Bah, elle est un peu frileuse et attend l'été", se dit-elle.
L'été passe, toujours personne.
"Bah, elle a un peu de retard, elle a du folàtrer dans les environs", se dit-elle.
L'automne passe, il commence a faire froid.
Alors la première mouche se dit que l'autre est morte ou a été mangée, et elle se prépare a retourner dans sa cachette pour l'hiver.
C'est alors qu'elle voit arriver l'autre mouche, les ailes froissées, volant difficilement, haletant, qui tant bien que mal finit par se poser à côté d'elle et s'écroule.
"Eh, ça va pas ? Qu'est-ce qui t'arrive ?"
"Ah, ah, (respiration suffoquante), c'est horrible, voilà, j'ai passé l'hiver dans le porte-monnaie d'un juif, et il vient juste de le rouvrir !"
(Les esprits chagrins peuvent remplacer juif par Auvergnat ou écossais ou par toute personne avare de leur connaissance)
Cela se passe dans un petit village de la Flandre profonde. Marietje Vanachterthoekske est la doyenne du village et vit dans sa petite maison tout au bout du village, avec son vieux bouc bien aimé, vestige de son ancien troupeau.
Or, un jour d'hiver, Marietje se rend compte que son bouc a pris froid et tousse affreusement. Complètement paniquée, elle appelle le vétérinaire du coin pour une consultation.
Le vétérinaire examine donc le bouc et dit à Marietje:
Ben voilà, ton bouc a une bronchite aiguë et il faudrait absolument qu'il soit continuellement tenu au chaud. Or je vois qu'il est dans ton étable non chauffée. Il faut absolument que tu trouves une solution.
Mais Marietje n'est pas très riche, et elle ne peut pas se permettre de chauffer l'étable, ni de chauffer rien du tout pendant la nuit.
Elle répond donc au vétérinaire: Bon, pendant la journée, je le garderai dans la cuisine, mais je ne sais pas ce que je vais faire pour la nuit....
Je ne vois qu'une solution: Il viendra dormir dans mon lit, ainsi il sera bien au chaud.
Le vétérinaire: "Oui Marietje, c'est une solution, mais ... et l'odeur ? "
- Introduire les 2 corps dans un lit chaud avec 50 gr. ou plus de baisers
- Enduire la surface des corps avec 500 gr. de caresses (en ajouter si pas assez sucré)
- Couvrir ces mêmes corps, en particulier la banane, jusqu'à saturation.
Ne pas faire de blancs en neige.
- Agiter, avec ménagement, les 2 pamplemousses, les faire dorer très légèrement sans les faire rougir.
- Mettre la banane, préalablement chauffée, du bout des doigts dans le four à température ambiante (370).
Laisser les 2 kiwis non pelés à l'extérieur.
- Manoeuvrer la banane très délicatement en va et vient. La sortir de temps à autre et la retourner, afin de contrôler la cuisson : ceci pour ne pas qu'elle perde son jus.
La vitesse varie selon la marque du four
- Extraire le jus de la banane qui, lui, doit rester dans le four.
- Retirer celle-ci avec légèreté.
- Pour achever le gàteau, laisser macérer dans les mains ou essuyer le surplus avec la langue, ceci étant laissé au choix de la cuisinière.
- Laisser refroidir, démouler 9 mois après.
Ne pas omettre de répéter fréquemment la recette, afin d'en savourer chaque fois davantage le goût.
C'était du temps où l'eau courante n'existait pas, du temps où pour prendre le bain il fallait remplir la baignoire d'eau chauffée sur le poêle.
Et justement, aujourd'hui, c'était le jour où le Père Soreille prenait son bain.
Comme toujours, une des soeurs de la communauté lui avait préparé l'eau chaude et les serviettes. Pour cette fois, c'était Soeur Marie, une toute nouvelle qui devait aider le Père dans ses ablutions.
La mère supérieure avait prévenu soeur Marie: Autant que faire se peut, il ne faut pas regarder le Père Soreille lorsqu'il est tout nu, et aussi, il faut faire ce que demande le Père Soreille et prier...
Le lendemain matin, la Mère supérieure croise la jeune soeur Marie sous le préau du couvent, et elle lui demande comment s'est passé le bain du Père Soreille. La jeune novice répond béatement:
- Oh ma Soeur, merveilleusement bien: j'ai obtenu le salut de mon àme!
- Le salut?! Comment cela?
- Eh bien, pendant que le Père Soreille se baignait, il m'a demandé de le laver. Puis pendant que je le lavais, il a guidé ma main entre ses deux jambes, là où, a-t-il dit, le Seigneur garde les Clés du Paradis...
- Vraiment, répond la Mère supérieur incrédule
Et Soeur Marie continue:
- Puis le Père Soreille a dit que si la clé du Paradis ouvrait ma serrure à moi, alors la porte du Paradis me serait ouverte à jamais, et je serai assurée du salut et de la paix éternelle... Et à ce moment là, le Père Soreille a introduit sa clé du Paradis dans ma serrure.
- Ah oui? Relance la Mère Supérieure un peu agacée
- Oui. D'abord, ça fait très très mal, mais le Père Soreille m'a dit que le chemin du Salut était souvent pénible, mais que la Gloire de Dieu remplirai bientôt mon coeur d'extase. Et c'est ce qui s'est passé effectivement. ça a été l'extase tout de suite après. C'est pour ça que je dis que j'ai obtenu le salut de mon àme.
Alors la vieille soupire;
- Ha, quel menteur et pervers avec ça... Il m'a dit à moi que c'était la Trompette de l'Archange Gabriel, et j'ai soufflé dedans pendant 40 ans!