Un homme de 34 ans, qui tient à demeurer anonyme, a été victime hier (jeudi) de trois accidents successifs, chacun lui infligeant de sévères blessures.
L'homme effectuait l'entretien de sa motocyclette sur le patio tandis que sa femme était à l'intérieur de la maison, dans la cuisine. Alors qu'il faisait tourner le moteur, la moto embraya subitement. L'homme, qui s'agrippa fermement au guidon, fut tiré à travers une porte vitrée et vint s'écraser avec sa moto dans la salle à manger.
Sa femme, entendant le fracas, accourut sur les lieux et trouva son mari gisant sur le plancher, arborant de profondes coupures et saignant abondamment. Elle se précipita au téléphone et appela une ambulance.
Comme le couple habite sur les hauteurs d'une montagne, l'épouse eut la présence d'esprit de descendre les nombreux escaliers menant à la rue pour guider les ambulanciers.
Après que son mari ait été transporté à l'hôpital, elle souleva la moto et la poussa à l'extérieur. De l'essence s'étant déversé sur le plancher, elle l'épongea à l'aide de mouchoirs de papier qu'elle jeta dans la cuvette des toilettes.
Le mari fut soigné et obtint rapidement sa sortie de l'hôpital. En entrant chez lui, il vit la porte vitrée démolie et constata les dommages subis par sa motocyclette. Découragé, il se rendit aux WC, se regarda dans le miroir, alluma une cigarette et s'assit ensuite sur le siège, complètement abattu. Quand il eut terminé sa cigarette, il la laissa choir entre ses jambes, dans la cuvette.
Sa femme, toujours à la cuisine, entendit une forte explosion et les cris de douleur de son mari. Elle accourut et l'aperçut, affalé sur le carrelage, les pantalons en lambeaux, les fesses et l'arrière des jambes brûlées.
à nouveau, elle se rua sur le téléphone et fit venir une ambulance. La même équipe fut dépêchée sur les lieux et encore une fois, elle fut conduite par l'épouse jusqu'à la maison, tout en haut des marches. Les ambulanciers mirent le mari sur une civière et commencèrent à le descendre vers la rue.
Chemin faisant, l'un d'eux demanda à la femme comment son mari avait pu se brûler de la sorte. Elle le leur dit... les deux types éclatèrent de rire et làchèrent les bras de la civière: le mari déboula les 35 dernières marches, se fracturant trois côtes et une cheville.
Dans un bar à Aubagne, Tony et Doumé discutent devant leur quatorzième pastis...
- Alors Tony, qu'est-ce que t'as fait ce dimanche?
- Je suis allé pêcher ...
- Ah, ouais, et ça à mordu ?
- Putain ouais, et pas qu'un peu. J'ai pris une sardine... comme ça !! (Là Tony, il écarte les bras au max pour montrer la taille de la sardine.) Et encore, j'ai pas les bras assez longs...
- Tony, tu pars en couilles ou quoi, là ! ça existe pas des sardines comme ça. Tu me prends pour un con, tu me respectes pas, là !!!
- Et ouais je te le dis, elle était comme ça putain ! Tu le sais que je mens jamais aux collègues !!
Jusqu'au dix-huitième pastaga, un silence de mort s'instaure entre les deux hommes. Puis Tony prend sur lui et relance la discussion :
- Et toi Doumé, qu'est-ce que t'as branlé ce week-end ??
Léger blanc, puis Doumé condescend à répondre.
- J'ai chassé, à la Treille.
- Ah ouais et qu'est-ce que t'as pris ?
- Rien putain, ça a pas marché, y avait que dalle dans la colline !
- Arrête-toi Doumé, un flingueur comme toi, t'aurais rien chopé ??!! Tu me prends pour un con ou quoi !!
- Non, je te dis qu'il y avait rien à tirer !!!
- Doumé, tu me ballades là ou quoi! Un chasseur comme toi, un expert...! J'te crois pas!!!!!"
Là, Doumé baisse le ton et confie à Tony :
- Bon Tony, OK, il m'est arrivé un truc incroyable. Je te raconte, mais y faut que t'en parles à personne. Tu entends!! Personne ne doit savoir ce que je vais te dire maintenant!!"
Tony un peu impressionné, laisse choir doucement:
- OK, Doumé, OK. Pas de problème, je moufterai rien.
- Bon, OK, alors voilà: Samedi, j'étais dans la pinède avec mon Verney Caron depuis 10 minutes et j'entends un bruit dans les fourrés. Putain tu me connais comme je dégaine ! Ni une ni deux, j'épaule, je flingue. Tu le crois ou non, c'était la chèvre à Monsieur Jean de Gémenos. Putain, killée net, entre les deux yeux. Tu me connais, je rate rien...
- Non ??!! Putain, tu lui as niqué sa chèvre à Monsieur Jean !!!! Et qu'est-ce que t'as fait alors !!!
- Eh, qu'est-ce que tu voulais que je fasse? Je suis retourné à la GTI prendre la pelle militaire pliante et j'ai creusé.
- Ah ouais ? Et après ?
- Après ? Après, j'avais presque fini quand au bout du chemin tu sais ce que je vois ?
- Putain, non, dis-moi !!!!
- Monsieur Jean...
- Non ???!!!
- Et ouais, il arrivait doucement en marchant.
- Putain et alors, qu'est-ce que t'as fait ??!!
- Qu'est-ce que tu voulais faire. J'avais le fusil rechargé, j'y en mis 2, une dans chaque oeil...
- Nooooooon !!! Arrête!! T'as étendu Monsieur Jean ??!! Tu déconnes complètement là??!!
- Putain, mais qu'est-ce que tu voulais que je fasse, c'était lui ou moi..
- Et alors, après, qu'est-ce que tu as fait!!!
- Après? Après, j'ai traîné Monsieur Jean jusqu'à sa chèvre et j'ai creusé un trou plus gros.
- Putain !!... Et alors??!!
- Alors ? Alors il me restait plus qu'un bras de Monsieur Jean à enterrer et devine qui je vois au bout du chemin ?
- Putain je sais pas moi, dis-moi !!!!!!
- Madame Jean qui arrivait tranquille...
- NON !!!! Et alors, qu'est-ce que tu as fait??!! Tu as quand même pas tué madame Jean!!! Pas madame Jean !!!
- Ah ben là j'ai pas le choix, Tony : SOIT TU RéTRéCIS TA PUTAIN DE SARDINE SOIT JE FAIS UN CARNAGE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"