Un bandit mexicain s'était fait une spécialité de traverser le Rio Grande pour aller attaquer des banques au Texas. On avait pas tardé à proposer une récompense pour sa capture, et un chasseur de primes texan s'était tout de suite mis à sa recherche.
Un peu plus tard, le chasseur de primes trouve la trace du bandit mexicain. Il l'alpague dans un saloon du Texas et lui met le canon de son colt sur la tempe en lui disant:
- Tu es en état d'arrestation. Dis-moi où tu as caché ton magot ou bien je te fais sauter la cervelle (yeah).
Mais le bandit ne comprend pas l'anglais... La blague se serait arrêtée là si un avocat, parfait bilingue, n'était à ce moment précis dans le même saloon en train de boire sa Budweiser.
L'avocat propose alors ses services de traduction au chasseur de primes qui accepte. Et l'avocat pose les conditions du texan au mexicain dans sa langue:
- Donde esta los magotos (ou quelque chose comme ça)
Le mexicain lui répond que le magot est caché sous un chêne à deux cent mètres du saloon.
Le chasseur de primes demande alors à l'avocat de traduire et l'avocat dit:
- Il a dit "Va te faire foutre espèce d'enculé. Ta mère suce des extraterrestres à Roswell city et tu n'oseras jamais me tirer dessus!"
Dans un geste que les officiels d'IBM ont qualifié de percée majeure dans l'actuelle révolution mondiale des télécommunications menée par la compagnie, M'wana Ndeti, un Bantou du Zaïre, a utilisé hier un modem "IBM global uplink network" pour ouvrir une noix.
Ndeti, qui a tenté pendant vingt minutes de casser la noix à mains nues, l'a écrasée facilement en la frappant à plusieurs reprise avec le puissant modem.
"Je n'arrivais pas a ouvrir la noix par moi-même", a affirmé l'homme de 47 ans, qui a ajouté la savoureuse noix à un épais bouillon à base d'arachides quelques instants plus tard. "Avec l'aide d'IBM, j'ai réussi à la casser". Ndeti avait découvert ce casse-noisettes, le modem 28.8 V.34, alors qu'IBM filmait un commercial dans son village du sud-ouest du Zaïre. Pendant un arrêt dans le tournage, qui montrait des villageois africains dans une téléconférence passionnée avec des écoliers japonais via l'ordinateur, Ndeti s'est faufilé sur le plateau et s'est empare du modem, afin de s'en servir comme ustensile contondant.
Les officiels d'IBM n'ont pas été surpris que l'immuable géant de l'ordinateur ait pu fournir à Ndeti des solutions pratiques à ses problèmes quotidiens. "Nos systèmes de télécommunications offrent aux gens de partout à travers le monde des solutions de réseau global qui correspondent à leurs besoins spécifiques", a précisé Herbert Ross, le directeur du marketing chez IBM. "Que vous soyez une soeur cloîtrée dans un couvent italien ou un aborigène dans le Grand Désert de Sable d'Australie, IBM a les idées pour vous conduire là où vous souhaitez vous rendre aujourd'hui."
Selon Ndeti, parmi toutes les caractéristiques impressionnantes du modem, la plus remarquable est son solide boîtier de plastique, qui a survécu sans peine à plusieurs minutes de pilonnage vigoureux contre une grosse pierre. "J'ai mis la noix sur une roche, et je l'ai frappée avec le modem", a dit Ndeti. "Le modem n'a pas cassé. C'est un bon modem."
Ndeti a été tellement impressionné par le modem qu'il s'est procuré une nouvelle station de travail IBM, complètement équipée avec un microprocesseur PowerPC 601, un lecteur CD-ROM octuple vitesse et trois connecteurs de réseau ethernet 16-bit. L'indigène a déjà fait bon usage du système informatique, confectionnant un piège à gazelles avec le câblage, une ancre à bateau avec l'écran et une arme primitive mais efficace avec sa souris.
"C'est un bon ordinateur", a commenté Ndeti, ouvrant avec le processeur interne, plat et tranchant, une gazelle fraîchement capturée. "J'utilise chacune de ses parties. Je vais faire cuire cette gazelle sur le clavier." Quelques heures plus tard, Ndeti a couronné son délicieux souper de gazelle en fumant les deux cents pages du manuel de l'utilisateur.
Les porte-parole d'IBM ont vanté le choix d'ordinateur fait par Ndeti.
"Nous sommes heureux que les Bantous fasse confiance à IBM pour leurs besoins d'affaires", a conclu William Alaire, CEO de la compagnie. "De Kansas City à Kinshasa, IBM rapproche le monde. Notre technologie d'avant-garde est vraiment en train de créer un village global".