Dans une sous-préfecture, le procureur de la République appelle son premier témoin à la barre. Il s'agit d'une très très vieille femme...
- Madame Claire Azil, me connaissez-vous?
- Oui bien sûr que je vous connais Monsieur Martin: je vous ai connu alors que vous étiez tout bébé. Et franchement, vous m'avez déçu. Vous mentez, vous trompez votre femme, vous manipulez les gens, vous médisez et répandez des fausses rumeurs. Vous vous croyez influent et respecté alors que vous n'êtes qu'un sous-fifre. Ha, oui, ça, on peut dire que je vous connais bien!
L'avocat de la partie civile est estomaqué: la déposition de la vieille Claire Azil vient de le mettre KO debout... Ne sachant plus quoi faire, il pointe du doigt l'avocat de la défense et demande:
- Et l'avocat de la défense, Monsieur Durand, est-ce que vous le connaissez?
Alors la vieille répond illico:
- Oui bien sûr, lui aussi je le connais depuis qu'il est tout petit. Je faisais la baby-sitter pour ses parents quand il était bébé, et lui aussi m'a beaucoup déçu. Il est fainéant, puritain, bigot même, alcoolique dit-on aussi. Il n'a aucun ami et il est réputé pour rater quasiment tous ses procès! à ce stade de la déposition, le juge appelle les deux avocats auprès de lui. Il se penche et leur dit à l'oreille:
- Si jamais l'un d'entre vous demande à cette femme si elle me connaît, je le fais mettre en prison illico pour outrage à magistrat!
Un vieil explorateur est convié à une soirée chez la comtesse de Mormoilneux. Après le dîner, celle-ci lui demande de raconter une de ses expéditions. Le vieux commence (voix chevrotante) :
"Je marchais au milieu de la jungle avec mes dix porteurs depuis plusieurs jours. Tout à coup, les oiseaux et les singes se sont tus, il s'est fait un grand silence, et nous avons entendu un rugissement tout près de nous !"
L'assistance, captivée : "Oooh !" et alors ?"
"Alors, nous nous sommes arrêtés. Nous avons alors vu les buissons s'écarter, dix mètres devant, et un éNORRME lion en surgir, l'air affamé"
"Oooh ! et alors ?"
"Alors il nous a regardés, et s'est léché les babines ! A ce moment, tous mes porteurs se sont enfuis en courant, me laissant sans aide et sans guide, seul face au fauve !"
"Aaah ! et alors ?"
"Alors, j'avais heureusement gardé mon fusil avec moi. Je l'ai épaulé, j'ai visé le lion... et mon fusil s'est enrayé !"
"Aaah ! et alors ?"
"Alors, j'ai dégainé mon revolver, et j'ai tiré en direction du lion !
Mais ce putain de revolver s'est lui aussi enrayé !"
"Oooh ! et alors ?"
"Alors, je n'ai plus eu d'autre choix que de sortir mon Opinel, et de me préparer à un corps à corps avec le lion ! Celui-ci s'est alors avancé vers moi en grondant, et il s'est arrêté à deux mètres, et il a poussé un énorme rugissement, comme ça (et le vieux imite le rugissement) : RRRAAAAAOOOOOUHUMMMMMMMFFFF !!!!!"
"HIIII ! ET ALORS ?"
"Ben, fait le vieux, penaud, je crois que j'ai chié dans mon froc !"
Un silence gêné s'établit. Fort civile, la maîtresse de maison tente de rattraper le coup :
"Hum, eh bien, après tout, compte tenu des circonstances extrêmes, n'est ce pas, c'était peut être compréhensible que vous vous laissiez aller, non ?"
"Non, non, explique le vieux, c'est maintenant, là, en faisant 'RRRAAAAAOOOOOUHUMMMMMMMFFFF', que j'ai chié dans mon froc."