La troisième guerre mondiale a éclaté. Les militaires ont trouvé le moyen d'inventer un ordinateur ultra puissant, auquel ils doivent soumettre un problème tactique particulièrement ardu. Lui ayant fait ingurgiter les données, ils posent la question fatidique :
"Faut-il attaquer ou sonner la retraite ?"
L'ordinateur émet quelques cliquetis, une série de bips, ses diodes se mettent à clignoter et soudain, la réponse jaillit :
"OUI."
Les généraux se regardent, perplexes. L'un d'eux décide d'agir : il s'approche du clavier et tape une autre question :
Une petite histoire pour méditer sur le culte de la personnalité dans les forums et les canaux IRC...
C'est l'histoire d'une fille, appelons-la Véronique, qui est à la fac.
Comme la plupart des étudiants, elle consacre tout son temps à sortir avec son petit ami, faire la fête, etc...
Véro fait des études d'informatique, ce qui fait que le temps qu'elle ne passe pas dehors, elle le passe en salle de classe, devant l'écran de son ordinateur.
Un beau jour, elle rompt sa liaison avec son petit ami. Elle se retrouve pour la première fois toute seule pour passer le week-end dans sa piaule. En effet, Véro fait ses études à plusieurs milliers de kilomètres de chez ses parents, ce qui fait qu'elle ne rentre pas souvent chez elle.
Pour s'occuper pendant le long week end, elle va à la fac, branche un ordinateur, surfe un peu sur le web, va mettre son grain de sel dans quelques forums, et finit par aboutir sur un channel IRC.
Elle choisit d'aller faire un peu de chat et d'allumer tous les mecs sur #sexy...
Sur le réseau, connecté en même temps qu'elle, il y a un gars qui s'appelle Christophe. Par crainte de se faire reconnaître, Véro et Christophe se sont donnés des pseudos: Elle s'appelle Vanessa et Christophe s'appelle Thibaut.
Vanessa commence à chauffer le gars en lui disant comment elle a chaud et comment elle aimerait le travailler avec la langue, etc...
Thibaut lui répond en lui disant qu'il se verrait bien en train de lui parcourir toutes les parties de son corps avec ses grosses mains musclées, avant de la prendre furieusement.
Enfin bref, il ont une bonne partie de baise virtuelle, et se promettent de se revoir 12 heures plus tard pour remettre le couvert.
12 heures plus tard, ils se rencontrent à nouveau sur le net. Très rapidement, ils se re-chauffent le clavier et se refont une partie de jambes-en-l'air binaire.
ça dure comme ça toute une semaine, pendant laquelle Vanessa passe le début de ses nuits devant l'écran de son ordinateur. Vanessa et Thibaut deviennent plus intimes et commencent à parler d'autres choses que de cul. Cependant, craignant de passer aux yeux de Thibaut pour une petite étudiante immature, elle lui cache qu'elle est encore à la fac.
Les semaines passent... Puis les mois. Et l'envie commune d'aller un peu plus loin que ces séances de confession et de sexe virtuel devient chaque jour plus grande.
C'est pourquoi ils finissent par convenir de se rencontrer pour de vrai en se promettant mutuellement que la possibilité d'une forte différence d'àge entre eux deux, ou encore le fait que leur physique serait différent de ce qu'ils s'imaginaient, ne changerait rien au fait qu'ils s'aiment et qu'ils se connaissent suffisamment maintenant pour avoir envie de vivre ensemble.
Ils décident alors de se retrouver à mi-chemin de leurs lieux d'habitation pour un premier week-end ensemble.
La réservation est faite dans un hôtel très classe par Thibaut.
C'est Vanessa qui arrive la première à l'hôtel. Elle dit à la réceptionniste de garder une clef pour Thibaut qui arrivera plus tard.
Une fois dans la chambre, Vanessa prépare tout pour que la découverte soit la plus romantique possible: musique douce, bougies... Puis après une bonne douche, elle se déshabille et se glisse sous les couvertures.... Lorsqu'elle entend la clef dans la serrure de la porte, son excitation est à son paroxysme. Elle dit:
- Thibaut?
Et Christophe dit:
- Vanessa?
Et elle répond "Oui, c'est moi"; alors Thibaut cherche l'interrupteur et allume...
La première chose qu'il voit, c'est Vanessa, toute nue sur le lit.
Et ce qui se passe tout de suite après, c'est un cri poussé à l'unisson par Vanessa et Thibaut. Ensuite Vanessa s'enveloppe dans la couverture du lit et dit d'une voix pleine d'humiliation:
Dans un geste que les officiels d'IBM ont qualifié de percée majeure dans l'actuelle révolution mondiale des télécommunications menée par la compagnie, M'wana Ndeti, un Bantou du Zaïre, a utilisé hier un modem "IBM global uplink network" pour ouvrir une noix.
Ndeti, qui a tenté pendant vingt minutes de casser la noix à mains nues, l'a écrasée facilement en la frappant à plusieurs reprise avec le puissant modem.
"Je n'arrivais pas a ouvrir la noix par moi-même", a affirmé l'homme de 47 ans, qui a ajouté la savoureuse noix à un épais bouillon à base d'arachides quelques instants plus tard. "Avec l'aide d'IBM, j'ai réussi à la casser". Ndeti avait découvert ce casse-noisettes, le modem 28.8 V.34, alors qu'IBM filmait un commercial dans son village du sud-ouest du Zaïre. Pendant un arrêt dans le tournage, qui montrait des villageois africains dans une téléconférence passionnée avec des écoliers japonais via l'ordinateur, Ndeti s'est faufilé sur le plateau et s'est empare du modem, afin de s'en servir comme ustensile contondant.
Les officiels d'IBM n'ont pas été surpris que l'immuable géant de l'ordinateur ait pu fournir à Ndeti des solutions pratiques à ses problèmes quotidiens. "Nos systèmes de télécommunications offrent aux gens de partout à travers le monde des solutions de réseau global qui correspondent à leurs besoins spécifiques", a précisé Herbert Ross, le directeur du marketing chez IBM. "Que vous soyez une soeur cloîtrée dans un couvent italien ou un aborigène dans le Grand Désert de Sable d'Australie, IBM a les idées pour vous conduire là où vous souhaitez vous rendre aujourd'hui."
Selon Ndeti, parmi toutes les caractéristiques impressionnantes du modem, la plus remarquable est son solide boîtier de plastique, qui a survécu sans peine à plusieurs minutes de pilonnage vigoureux contre une grosse pierre. "J'ai mis la noix sur une roche, et je l'ai frappée avec le modem", a dit Ndeti. "Le modem n'a pas cassé. C'est un bon modem."
Ndeti a été tellement impressionné par le modem qu'il s'est procuré une nouvelle station de travail IBM, complètement équipée avec un microprocesseur PowerPC 601, un lecteur CD-ROM octuple vitesse et trois connecteurs de réseau ethernet 16-bit. L'indigène a déjà fait bon usage du système informatique, confectionnant un piège à gazelles avec le câblage, une ancre à bateau avec l'écran et une arme primitive mais efficace avec sa souris.
"C'est un bon ordinateur", a commenté Ndeti, ouvrant avec le processeur interne, plat et tranchant, une gazelle fraîchement capturée. "J'utilise chacune de ses parties. Je vais faire cuire cette gazelle sur le clavier." Quelques heures plus tard, Ndeti a couronné son délicieux souper de gazelle en fumant les deux cents pages du manuel de l'utilisateur.
Les porte-parole d'IBM ont vanté le choix d'ordinateur fait par Ndeti.
"Nous sommes heureux que les Bantous fasse confiance à IBM pour leurs besoins d'affaires", a conclu William Alaire, CEO de la compagnie. "De Kansas City à Kinshasa, IBM rapproche le monde. Notre technologie d'avant-garde est vraiment en train de créer un village global".