Simon vend des frites dans la rue. Il reçoit la visite de Moshé, qu'il n'a pas vu depuis quelques années.
"Alors Simon, ça va ?
- Oui Moshé ça va.
- Ah ! Je suis content pour toi, Simon !
- Merci Moshé.
- Et tu ne me demandes pas comment ça va, moi ?
- Si je te le demande. Moshé, comment ça va ?
- Eh bien Simon, ça va pas bien. Je suis ruiné, je n'ai plus de quoi manger, ni payer mon loyer. Les huissiers sont chez moi tous les jours, ma femme veut se suicider.
- Ah c'est bien triste Moshé.
- Et toi, ton commerce, ça marche bien, Simon ?
- Oh tu sais, comme ci comme ça.
- Simon, on se connaît depuis au moins vingt ans, non ?
- Eh bien, depuis notre Bar Mitsva (communion, à l'àge de treize ans), j'ai trente-trois ans, ça fait vingt ans en effet.
- Simon, au nom de notre amitié, est-ce que tu pourrais me prêter cent francs.
- Ah Moshé, ça aurait été avec plaisir, mais je ne peux pas, je n'ai pas le droit.
- Comment ça ?
- Tu vois la banque en face ? Nous avons passé un contrat. Le banquier m'a promis qu'il ne vendrait jamais de frites. Et je lui ai promis que je ne prêterais jamais d'argent.
C'est Cafougnet' qui dirige le bar en face d'un institut de sourds et malentendants, et qui doit partir a la communion de sa nièce. Il demande donc a son ami Patisse Boudaine de le remplacer pour le dimanche.
- Tu vois, c'est très simple, lorsqu'ils font ça (il serre le poing avec le pouce en haut), c'est qu'ils veulent un verre de vin blanc. Et s'ils font ça (il met le pouce en bas), c'est qu'ils veulent une bière. C'est pas compliqué ? Tu m'appelles s'il y a un problème.
Tout ce passe alors très bien, mais vers 14h30, Cafougnet' est appelé au téléphone.
- Alors ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Ben j'ai tout fait comme t'as dit. Le pouce en haut pour un verre de vin blanc, et le pouce en bas pour une bière. Mais maintenant, il y en a trois au comptoir et ils restent plantés là, la bouche ouverte. Qu'est-ce que je leur sers ?
- Oh. C'est rien. Ils chantent.
NB: Cafougnet' et Patisse Boudaine sont deux personnages typiques des histoire en patois du Nord.
Un rabbin un pasteur protestant et un curé sont en train de discuter à propos de pigeons qui ont élu domicile dans le clocher. Chacun propose des solutions pour s'en débarrasser.
Le rabbin dit:
- Il faut les enfumer... Ou bien essayer de les effrayer comme le font les agriculteurs dans les champs avec des bazookas.
Le pasteur protestant dit:
- Moi j'essaierai plutôt le blé empoisonné
Alors le curé les regarde tous les deux d'un air triste et leur dit:
- Vraiment, je pense qu'il y a une manière beaucoup plus facile de se débarrasser de ces pigeons: Il n'y a qu'à les baptiser, leur faire faire leur première communion et après on ne les reverra plus.