Un homme très riche et très gai, qui possède un cheval super champion de course, vainqueur de nombreuses coupes, médailles et tout et tout, décide de faire rire son cheval, qui est malheureux et tristounet.
Alors au lieu de l'envoyer lire les posts de "fr.rec.humour", il passe une petite annonce, cherchant quelqu'un qui fasse rire son cheval.
Plusieurs personnes se pointent, des clowns, des belges, Bill Gates, Clinton, etc, et personne arrive a faire rire ce sacré de cheval. Mais un jour un petit bonhomme, boiteux et difforme entre autres, arrive vers l'homme très riche et très gai et lui propose le marché: 20 000 FF s'il fait rire son cheval.
L'homme très riche et très gai accepte et le petit bonhomme, boiteux et difforme entre autres demande a rester seul avec le cheval. Quand il revient, le cheval s'éclate de rire par terre, il se marre comme un petit fou, du jamais vu. L'homme très riche et très gai, tout content, paye et le petit bonhomme, boiteux et difforme entre autres part.
Mais, le problème, c'est que le cheval n'a plus gagné une seule course depuis le jour qu'il a connu le bonheur de pouvoir rire. Dès qu'il entame une course, le cheval se rappelle du petit bonhomme, boiteux et difforme entre autres, il éclate de rire par terre, il se marre comme un petit fou et n'arrive même pas à achever la course. Bien entendu, la fortune de l'homme très riche et très gai commence a diminuer et se faisant des soucis, l'homme très riche et très gai appelle le petit bonhomme, boiteux et difforme entre autres et lui propose la même somme, pour faire redevenir son cheval sérieux, comme avant.
Le petit bonhomme boiteux et difforme entre autres accepte et encore une fois, il demande à rester seul avec le cheval. Quand il revient de l'écurie, le cheval est tout sérieux, tristounet et bien malheureux. Du jamais vu. L'homme très riche et très gai, très reconnaissant, lui paye les 20 000 FF mais mordu par la curiosité de la façon d'agir du petit bonhomme boiteux et difforme entre autres, il lui demande comment il a réussi son pari les deux fois. Le petit bonhomme, boiteux et difforme entre autres explique:
- La première fois, j'ai chuchoté au cheval que j'avais un pénis plus grand que le sien...
- Ha oui, c'est pas mal dit l'homme très riche et très gai et la deuxième?
(avant de commencer, je précise que je parle pas de toto, mais bien du maréchal
Tito... pour ceux qui savent pas, c'est un vieux gars yougoslave)
Tito règne, comme nous l'apprennent les livres d'histoire, avec une poigne de fer sur la Yougoslavie fraîchement vidée des occupants. Comme le rude maréchal est soucieux de connaître l'opinion du peuple (ça les livres d'histoire n'en parlent pas...), il décide d'aller incognito prendre ses renseignements.
à la sortie d'une usine (mettons, une usine de Yugo... la petite soeur difforme a la Lada), il se mêle aux ouvriers qui rentrent chez eux et en prend un a part.
"Dis moi, camarade, qu'est-ce que tu penses de Tito ?
D'un air affolé, l'homme prend Tito par le bras et l'emmène vers l'arrière de l'usine. Il jette partout des regards soupçonneux, et vérifie que personne ne le suit. Ils entrent dans le sous-bois qui jouxte (ouah, le vocabulaire qui tue) l'usine, marchent pendant une bonne heure, et l'homme n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Tito, vraiment très intrigué, préfère jouer le jeu et ne dit rien.
Quelques kilomètres défilent, tandis que Tito est toujours tiré en avant par l'ouvrier. Le maréchal est de plus en plus curieux et comprend de moins en moins ce qui lui arrive.
Le soir tombe dans la campagne yougoslave, quand l'homme s'arrête enfin, après avoir parcouru encore quelques bornes par des chemins tortueux et des sentiers abandonnés, au milieu d'une petite clairière. Il jette encore quelques coups d'oeil inquiets de chaque côté, avant de s'approcher de Tito et de lui glisser à l'oreille :
"Eh bien, tu sais, moi, Tito...
- Oui, camarade, alors ?
- Eh bien, moi... Tito, je l'aime bien !"
(in Le communisme est-il soluble dans l'alcool ?, si ma mémoire est bonne...)