Ce sont des touristes britanniques qui ont décidé de revenir passer leurs vacances en Corse.
Les britanniques sont vaccinés contre les attentats ayant affaire depuis quelques décennies aux artificiers Irlandais.
Ils débarquent dans ce joli village de pêcheur mais en arrivant déception: l'agence immobilière a explosé, le village de vacances a fait boum, le bureau de poste est parti en poussière , la banque a sauté, le restaurant du port a pris un coup de gîte et le complexe immobilier où ils auraient pu éventuellement louer un appartement a fait place à un grand trou.
Heureusement, il reste une Pizzeria toute neuve. Aussi, avant de repartir, ils décident de se restaurer.
Ils s'installent en Terrasse.
Le serveur s'approche d'eux et l'anglais dit au garçon : "hao , dites donc vos indépendantistes ils sont encore plus fort que nos Irlandais"
Le serveur lui répond : vous n'y êtes pas du tout, je ne devrai pas vous le dire, mais comme vous êtes anglais c'est comme si je me confiais à une tombe, aucun de ces attentats n'est le fait des indépendantistes.
- Et à qui donc alors demande l'anglais ?
- D'abord , il y a le restaurant du port : d'habitude, il prenait bien soin d'acheter son poisson à parts égales à nos deux pêcheurs, mais voilà la semaine dernière, le Dominique mariait sa fille et n'est donc pas parti en mer. Le patron du restaurant du port a donc acheté tout son poisson à l'autre pêcheur. On pense que cela à du faire un jaloux..
- Je vois dit le touriste. Mais le complexe immobilier ?
- Là, répond le serveur, il semblerait que le promoteur lorsqu'il a distribué les enveloppes aux élus se soit trompé.
- Comment ça ?
- Il aurait mis dans les enveloppes de vrais billets de la Banque de France. Les élus se sont vexé, car ils ne veulent pas passer pour des caves. d'où on suppose l'explosion.
- Mais la Banque, dit l'anglais ?
- Toute cette histoire était la faute de la Banque qui avait fourni les billets. D'habitude ce sont les élus qui vont directement échanger leurs faux billets contre des vrais à la Banque, Question de Prestige. On croit savoir que le Promoteur s'est vengé.
- Parlez nous du village de vacances, dit l'anglais:
- OH ! C'est une histoire stupide, un quiproquo pour tout dire: à l'occasion de l'inauguration, des cartons d'invitation sont restés coincés dans la boite aux lettres de la Poste de sorte que beaucoup croyaient ne pas avoir été invité. Alors vous voyez Le nombre de suspects est vaste.
- Mais la Poste..
- La Poste a explosé peu après quand les cartons qui étaient restés coincés ont été retrouvés par le receveur et qu'ils sont parvenus avec retard au leurs destinataires : c'était une manière d'excuse à l'égard du propriétaire du village de vacances : une explosion due au sens du savoir vivre de nos concitoyens !!
- Vous ne nous avez pas parlé de l'agence immobilière... dit l'anglais. En général ce sont les indépendantistes qui s'attaquent à ce genre d'activité...
- OH ! le pauvre celui-ci, il ne risquait rien, en 40 ans, il n'avait vendu que des terrains fantômes à des gars du continent ou à des touristes comme vous, et jamais il ne se serait risqué à aliéner une seule parcelle de notre île.
- Mais comment a t-il pu exercer pendant quarante ans dans ces conditions?
- Par la transaction : quand l'acheteur s'apercevait que son terrain n'existait pas, il préférait le revendre à bas prix plutôt que de faire un esclandre qui aurait pu tourner mal. Et Tino se faisait un devoir de toujours racheter les terrains fantômes qu'il avait vendu et notez le bien jamais en dessous du quart de la valeur... Un honnête homme !
- Alors l'agence pourquoi a t-elle sauté ?
- Et bien le Tino se voyant vieillir a voulu s'offrir une concession au cimetière. Et il l'a acheté du côté du clan de sa femme plutôt que du côté de son clan.
- Et alors ?
- Tino n'aurait jamais du acheter un terrain pour de vrai, c'était pas sa spécialité : il a fallu l'enterrer sous le portail d'entrée, pour froisser personne !!!
- Bon dit l'anglais je comprends mieux, je vois bien que nous avions tort de nous inquiéter car en définitive, il ne s'agit que de questions de politesse et les touristes comme nous ne sont pas menacés. Aussi, maintenant vous allez nous servir 4 bonnes pizzas ..
- Malheureusement je ne peux pas dit le serveur, l'établissement n'est pas encore inauguré...
- Et qu'attendez vous pour le faire ?
- Nous ne savons pas à qui servir la première pizza sans vexer personne...il faut attendre la fin des conciliabules..
C'était du temps où l'eau courante n'existait pas, du temps où pour prendre le bain il fallait remplir la baignoire d'eau chauffée sur le poêle.
Et justement, aujourd'hui, c'était le jour où le Père Soreille prenait son bain.
Comme toujours, une des soeurs de la communauté lui avait préparé l'eau chaude et les serviettes. Pour cette fois, c'était Soeur Marie, une toute nouvelle qui devait aider le Père dans ses ablutions.
La mère supérieure avait prévenu soeur Marie: Autant que faire se peut, il ne faut pas regarder le Père Soreille lorsqu'il est tout nu, et aussi, il faut faire ce que demande le Père Soreille et prier...
Le lendemain matin, la Mère supérieure croise la jeune soeur Marie sous le préau du couvent, et elle lui demande comment s'est passé le bain du Père Soreille. La jeune novice répond béatement:
- Oh ma Soeur, merveilleusement bien: j'ai obtenu le salut de mon àme!
- Le salut?! Comment cela?
- Eh bien, pendant que le Père Soreille se baignait, il m'a demandé de le laver. Puis pendant que je le lavais, il a guidé ma main entre ses deux jambes, là où, a-t-il dit, le Seigneur garde les Clés du Paradis...
- Vraiment, répond la Mère supérieur incrédule
Et Soeur Marie continue:
- Puis le Père Soreille a dit que si la clé du Paradis ouvrait ma serrure à moi, alors la porte du Paradis me serait ouverte à jamais, et je serai assurée du salut et de la paix éternelle... Et à ce moment là, le Père Soreille a introduit sa clé du Paradis dans ma serrure.
- Ah oui? Relance la Mère Supérieure un peu agacée
- Oui. D'abord, ça fait très très mal, mais le Père Soreille m'a dit que le chemin du Salut était souvent pénible, mais que la Gloire de Dieu remplirai bientôt mon coeur d'extase. Et c'est ce qui s'est passé effectivement. ça a été l'extase tout de suite après. C'est pour ça que je dis que j'ai obtenu le salut de mon àme.
Alors la vieille soupire;
- Ha, quel menteur et pervers avec ça... Il m'a dit à moi que c'était la Trompette de l'Archange Gabriel, et j'ai soufflé dedans pendant 40 ans!
- T'es con toi! T'es vraiment con! C'est pas possible ce que t'es con! J'ai jamais vu un con pareil! Tiens, c'est simple, s'il existait un concours de cons, tu finirais deuxième !
à chaque fois qu'un pape est élu, il y a tout un rituel prévu avec des cérémonies, des présentations du nouveau pape aux autres chefs religieux etc...
En particulier, peu de temps après l'élection du nouveau pape, il est d'usage que le grand rabbin demande une audience au pape et soit reçu par lui au Vatican.
La tradition veut que le rabbin se présente avec un plateau d'argent sur lequel est disposé un coussin de velours. Sur le coussin lui-même est disposée une enveloppe parcheminée qui semble être extrêmement vieille.
Lorsque le rabbin s'avance vers le pape avec ce plateau, le pape est censé étendre son bras en signe de rejet. Puis le grand rabbin doit se retirer, et ne doit renouveler cette cérémonie que lorsqu'un nouveau pape est élu...
Lorsque Jean-Paul II eut à accomplir ce rituel, il se posa la question de savoir ce que signifiait ce rite. Il questionna les archivistes du
Vatican, mais tout ce qu'ils purent lui répondre, c'est que ce rite existait depuis très très très longtemps.
Alors, le jour où le grand rabbin arriva, le pape joua le rituel tel qu'il devait être joué, mais alors que le grand rabbin tournait les talons pour partir, Jean-Paul le rappela en lui disant:
- Mon frère, je dois vous confesser que ce rituel que nous venons d'accomplir, et qui semble s'être déroulé depuis des siècles entre papes et grands rabbins, a une signification qui m'échappe totalement. Je comptais sur vous pour m'expliquer quelle était la signification de tout ceci.
Mais le grand rabbin lui répondit en baissant les épaules montrant son impuissance:
- Je n'en sais malheureusement pas plus que vous à ce sujet
Alors le pape dit:
- Accompagnez-moi dans mes appartements privés: je vous offrirai de partager un verre de vin, et si vous êtes d'accord, nous ouvrirons ensemble cette enveloppe pour enfin découvrir ce qu'elle cache.
Le rabbin acquiesça
Une fois dans les appartements papaux, devant un verre d'asti, le rabbin saisit l'enveloppe, l'ouvre et en extrait un très très vieux parchemin de ses doigts rendus tremblants par l'émotion.... et lorsque le parchemin est déplié, le Grand Rabbin et le pape constatent que c'était l'addition pour le dernier repas de Jésus avec ses apôtres...