- C'est bon, Sarah, ce que tu fais à manger. Mais tu ne voudrais pas me faire la recette des pastellas comme ma mère me la fait ?
Sarah, pour satisfaire son mari, lui prépare des pastellas pour le dîner du lendemain. à table :
- Comme c'est gentil ! Tu m'as fait des pastellas ! Ah elles sont pas comme ma mère les faisait. Tu as demandé à ma mère la recette ?
Demande-lui, elle les fait très bien.
Sarah pousse l'abnégation jusqu'à téléphoner à sa belle-mère pour avoir la recette, et lui prépare le lendemain, avec la salade de poivrons (à l'huile d'argan pour les spécialistes). à table :
- Ah ! C'est très bon ! Mais ma mère, elle doit pas tout à fait faire comme ça.
Le lendemain, Sarah reçoit sa mère dans l'après-midi, pour le thé et les biscuits. Sa mère :
- Alors ma fille, heureuse en mariage ?
- ... (petit soupir)
- Quoi ? il critique ta façon de cuisiner ? (sa mère est très mèrespicace, non ?)
- Oui belle maman.
- écoute mon conseil, ma fille. Ce soir, pas de petits plats, pas d'entrée, pas de dessert. Ce soir, tu mets un déshabillé affriolant, tu choisis une lumière tamisée, et tu l'attends dans la chambre.
Le soir, le mari entre, appelle sa femme :
- Sarah ?
La table n'est pas mise, pas d'odeur de cuisine.
- Sarah, où es-tu ?
Il avance vers la chambre, découvre sa femme dans un déshabillé transparent, éclairée par une lumière tamisée, et pousse un cri d'inquiétude :
C'est le Père Noël qui arrive en éthiopie pour distribuer des cadeaux aux petits zenfants. Au moment où il plonge la main dans le sac avec les jouets il remarque une chose curieuse et leur demande "Dites les enfants, pourquoi vous avez tous le ventre gonflé ?"
- Parce que nous ne mangeons rien" répondent les enfants en choeur.
- Ah, c'est pas gentil ça ! Vous n'aurez pas vos cadeaux cette année...
- Docteur, je ne sais plus quoi faire, mon fils est odieux, sadique. Il passe son temps à donner des coups de pieds aux animaux, à faire tomber les personnes âgées, il arrache les ailes des papillons en rigolant, je ne sais plus quoi faire.
- Quel âge a-t-il ?
- Il a 4 ans
- Alors ce n'est pas grave, Il se défoule maintenant et plus grand, il deviendra gentil et doux comme un mouton.
- Ah, vous m'avez tranquilisée, merci beaucoup docteur.
Un petit garçon doit fêter son dixième anniversaire. Son papa lui propose de lui acheter un beau cadeau pour marquer l'événement. Le petit garçon réfléchit et déclare à son papa :
- Papa, je voudrais bien, pour mon anniversaire, avoir un animal.
- C'est une très bonne idée, mon garçon, mais lequel ?
- Eh bien papa, je voudrais bien un cochon...
- Un cochon !? ça va pas la tête ? ça pue un cochon, c'est méchant, ça mange tout ce qu'il trouve !
- Mais non, papa, un tout petit cochon, avec la queue en tire-bouchon, tout rose, tout mignon...
- Pas question !
Le gosse fait un caprice épouvantable et le père cède. L'enfant promet de s'en occuper, de le nettoyer, de lui donner à manger et tout et tout.
Ils achètent un tout petit cochon rose, avec la queue en tire-bouchon, et le petit garçon déclare :
- Nous l'appellerons Gercy !
Gercy, quel drôle de nom se dit le père... En fin, si ça lui fait plaisir. Et tout se passe bien au début. Puis est advenu ce qu'il devait advenir : le gentil petit cochon devient un immonde porc qui pue. Le père décide de parler à son fiston.
- Mon petit garçon, ton cochon, il a bien vécu, il a bien mangé, il s'est bien amusé. Maintenant, il va devenir ce que deviennent les cochons : du saucisson, du jambon...
- Tu veux dire qu'on va le tuer ? Pas question !!! Je ne veux pas qu'on fasse du mal à Gercy !
Le père réfléchit et trouve un compromis :
- Ton cochon, on va le donner au zoo. Comme ça, tu pourras le voir quand tu voudras, et il aura de la compagnie, il sera bien soigné.
Le petit garçon accepte. Quelle est la morale de l'histoire ?
La morale, c'est qu'il est dangereux de se pencher aux fenêtres des trains.
Bon, vu comme ça, ça peut paraître un peu bizarre... J'explique:
E pericoloso sporgersi (Et père y colle au zoo c'porc Gersy).
Là, il se dit, super, je vais pouvoir me faire des femmes, plein de femmes.
Un jour, deux jours, ... , RIEN.
Mais lors de ces journées d'attentes, il a remarqué un G.O. (Gentil Organisateur) qui arrête pas, à chaque fois qu'il se déplace, un troupeau de belles créatures le suit.
Il décide donc d aller le voir pour lui demander son secret.
- Mais comment fais-tu pour avoir toujours autant de femmes autour de toi ?
- C'est très simple (ptit gars !), le matin je me lève et je place une patate dans mon maillot.
- à ouais, j ai compris, dis le belge...
Le lendemain soir, le G.O. revoit le G.M. (Gentil Membre) et lui demande comment s'est passée sa journée :
C'est Nom_du_mec_haï et sa femme qui arrivent chez St-Pierre. C'est là que Nom_du_mec_haï apprend avec soulagement que l'enfer n'existe pas et que tout le monde, va au paradis. St-Pierre leur explique juste qu'au moindre gros mot, le tarif de punition est un coup d'épingle (aie).
Nom_du_mec_haï et sa femme entrent donc au paradis et le temps passe. Un poil d'éternité et quelques coups d'épingle plus tard, la femme de Nom_du_mec_haï s'inquiète. Elle n'a plus vu son mari depuis la journée qui a suivi leur entrée au paradis. Elle demande à la ronde pour savoir si quelqu'un aurait par hasard vu son Nom_du_mec_haï de mari.
Comme personne ne sait où il a bien pu passer, elle décide d'aller voir St-Pierre, histoire de s'informer. St-Pierre très gentil lui demande comment se passe son intégration au paradis. La femme de Nom_du_mec_haï lui dit que ça ne se passe pas trop mal à quelques coups d'épingle près et que son mari semble avoir disparu de la surface du paradis. Elle demande à St-Pierre s'il ne saurait pas par hasard où il a pu passer...
St-Pierre consulte ses fiches et part qu'un grand éclat de rire. Il lui dit de ne pas s'inquiéter, que son mari n'est pas perdu mais qu'il est simplement sous la machine à coudre.
Au moment où le train ralentit pour entrer en gare, un voyageur bègue s'adresse à un monsieur et lui demande :
- Pa-pa-pa-pardon, Mon-monsieur. Est-Est-Est-ce-que-que-que c'est la ga-ga-gare de Bo-Bo-Bordeaux?
L'autre ne répond pas et continue à regarder par la fenêtre.
Le bègue réitère sa demande :
- Pa-pa-pardon, c'est Bo-Bo-Bordeaux?
L'autre ne répond toujours pas. Finalement, le train s'arrête et on entend au haut-parleur : "Bordeaux, ici Bordeaux. Trois minutes d'arrêt."
Le voyageur attrape sa valise et descend en quatrième vitesse.
Un autre voyageur reste dans le train. Il était plus loin dans le compartiment, et avait assisté à toute la scène; il s'adresse à celui qui n'avait pas répondu:
Ce n'est pas très gentil. Pourquoi n'avez-vous pas répondu à ce monsieur?
- J'a-j'a-j'avais pas-pas-pas le temps et en-en-en plus, il m'au-m'au-m'aurait su-su-su-re-ment ça-ça-cassé la gueu-gueule.
Un TOUT petit corse entre dans un bar à Marseille et s'assied au comptoir.
Là,il regarde le barman et dit:
(prendre une voix tres rauque)
- "UN CRèME, 2 CROISSANTS, JE PAIE PAS ET J'AI PEUR DE PERSONNE"!
Le barman, un gars simple, gentil, de bonne composition a une femme, 6 enfants, et ne boit que du lait et se dit:
" Les corses, c'est pire que la mafia. Il va revenir avec toute sa famille si je ne fais pas ce qu'il dit. Alors moi, je lui donne son whisky et puis je passe le restant de mes jours heu-reux!"
Alors il lui sert le crème, les 2 croissants, et prie que tout se passe bien. Le corse boit, bouffe et se casse.
Le lendemain matin, rebelote. Le petit corse entre dans le café et dit:
- "UN CRèME, 2 CROISSANTS, JE PAIE PAS ET J'AI PEUR DE PERSONNE"!
Alors le barman se remet à trembler, lui sert le tout et prie le paradis des barmans que sa place ne soit pas encore prête.
Pas de blème. Le corse repart...
Mais il revient le lendemain, et TOUTE la semaine comme ça!
Le barman est cool et tout, m'enfin là, il commence à la trouver mauvaise!
Alors, courageux comme il est, il va chez son patron et lui raconte l'histoire.
" ...et il dit qu'il n'a peur de personne!"
"Ah ouais? Eh ben on va mettre le Gros Julot au bar, demain, et on verra bien s'il n'a peur de personne!
Lendemain, rebelote:
- "UN CRèME, 2 CROISSANTS, JE PAIE PAS ET J'AI PEUR DE PERSONNE"!
Alors là, y a le gros julot qui regarde le troll assis au comptoir et dit:
(prendre une voix ENCORE plus grosse)
- "AH OUAIS?! BEN MOI NON PLUS, J'AI PEUR DE PERSONNE"!
Le petiot le regarde, se retourne vers le barman et dit
- "Bon alors, 2 CRèMES, 4 CROISSANTS, ON PAIE PAS ET ON A PEUR DE PERSONNE"!
C'était un gars assis à un bar. Il dit au Barman : "As-tu vu la femme là-bas? Je lui paie un verre."
Le barman dit : "Oublie-ça, ça ne sert à rien. Cette femme là est une lesbienne!"
Le gars répond : "Voyons donc! Ce n'est pas grave! ça ne me dérange pas, qu'est ce que ça peut faire?"
Le Barman va porter un verre à la demoiselle de la part du gentil monsieur. La dame remercie gentiment le monsieur de la main.
Puis le gars lui paie un deuxième verre, puis trois. Il décide alors d'aller la voir. Il s'assied à côté d'elle. Ils se présentent, discutent un peu et finalement, le gars embêté demande à la fille.
C'était un gars assis à un bar. Il dit au Barman : "As-tu vu la femme là-bas? Je lui paie un verre."
Le barman dit : "Oublie-ça, ça ne sert à rien. Cette femme là est une lesbienne!"
Le gars répond : "Voyons donc! Ce n'est pas grave! ça ne me dérange pas, qu'est ce que ça peut faire?"
Le Barman va porter un verre à la demoiselle de la part du gentil monsieur. La dame remercie gentiment le monsieur de la main.
Puis le gars lui paie un deuxième verre, puis trois. Il décide alors d'aller la voir. Il s'assied à côté d'elle. Ils se présentent, discutent un peu et finalement, le gars embêté demande à la fille.
Un chinois entre dans une petite épicerie de quartier. Il s'adresse à la patronne derrière son comptoir:
- Bonjoul Madame. Je voudlais une boite de Canigou (TM)...
- Je vous reconnais, vous êtes du restaurant chinois en face. Qu'est-ce qui me prouve que vous n'allez pas filer le Canigou à vos clients?! Apportez-moi le chien et je vous vends la boite!
Le chinois, bien gentil, ne se démonte pas et revient cinq minutes plus tard avec son petit chien sous le bras. Alors la mégère lui donne sa boite de Canigou.
Mais le chinois dit: - J'oubliais qu'il me faut aussi une boite de Ron-Ron (TM)
La mégère, toujours aussi fun lui demande encore d'amener son chat, sans ça, pas de Ron-Ron.
Le chinois, d'un calme Olympien repart chez lui et revient tout de suite avec son chat, ce qui lui permet d'obtenir la boite de Ron-Ron. Et puis il rentre chez lui, dans son restau, en face.
Cinq minutes plus tard, voilà le chinois de retour dans l'épicerie. Cette fois-ci, il tient un bol et deux baguettes dans ses mains qu'il tend à l'épicière en lui disant:
- C'est pour vous madame.
L'épicière commence à goûter:
- C'est gentil, mais attendez... Votre truc ça me rappelle quelque chose de chez nous... Hmmm... Ouèèk mais c'est de la merde!!!
Son voisin immédiat vient lui rendre visite pour lui rendre une visite de courtoisie:
- Bonjour voisin. Pour vous souhaiter la bienvenue dans la ville, j'ai organisé une grande fête ce soir. Il y aura à boire, on pourra danser, se battre et baiser!
- Vraiment? C'est gentil ça. Et comment doit-on s'habiller pour l'occasion?
C'est l'histoire d'un citadin (disons un Genévois pour fixer les idées ;-) ) qui décide de prendre le permis de chasse. Le premier week-end après l'obtention du dit permis, il part chasser à la campagne (disons à la Vallée de Joux pour fixer les idées). Alors il est là, dans la forêt, à l'affût de son premier gibier. Tout d'un coup s'envole un faisan. PAN ! le chasseur tue l'animal qui tombe sur le toit d'une ferme. Le type s'approche de la ferme avec l'intention de récupérer sa première proie. devant la ferme, notre chasseur tombe nez-à-nez avec le paysan propriétaire des lieux.
- "Quesse tu veux ?" demande le paysan.
- "Hé bien je viens de Genève pour chasser, j'ai tué un faisan qui est tombé sur le toit de votre ferme et j'aimerai bien le récupérer."
- "Haa encore un de ces pique_meurons (c'est ainsi qu'on nomme le Genévois à la Vallée de Joux !). Rien à faire ! cette ferme est à moi, le faisan est sur le toit de MA ferme, donc il est à moi !"
"- Voyons monsieur, soyez gentil, c'est le premier gibier que je tue, s'il vous plaît rendez-le moi"
Le paysan réfléchit et dit:
"- D'accord p'tit gars , si tu veux récupérer ton faisan, on va se le jouer au coup de pied dans les couilles"
"- Comment cela !?"
"- Hé bien, on va se donner de coups pied dans les couilles, chacun son tour; le premier qui abandonne a perdu et l'autre peut récupérer le faisan. Comme je suis chez moi, c'est moi qui commence."
Le chasseur est un peu perplexe, mais comme il veut absolument récupérer son faisan, il accepte, il se met en position, jambes écartées. Le paysan prend son élan...et VLAN ! avec ses gros souliers dans les couilles du chasseur. Celui-ci s'écroule par terre en se tordant de douleur. Après dix minutes, lorsqu'il a enfin récupéré, le paysan lui dit:
"- Allez c'est bon, t'a gagné, j'abandonne, tu peux récupérer ton faisan !"
C'est Toto qui fait des courses à la Supérette au coin de sa rue.
Il se retrouve à la caisse avec un grand baril d'Ariel (TM). La caissière qui reconnaît Toto veut avoir un petit mot gentil et lui demande si il a beaucoup de linge à laver.
Toto répond:
- Oh non, c'est pour laver mon chien!
La caissière répond:
- Mais tu ne devrais pas utiliser de la lessive comme ça pour laver ton chien: Tu vas le rendre malade, et peut-être même qu'il en mourra...
Mais Toto ne s'en laisse pas compter. Il paie sa boite d'Ariel et s'en va.
à peu près une semaine plus tard, Toto revient à la supérette pour acheter des bonbons. La caissière lui demande alors comment va son chien.
Toto répond:
- Oh, il est mort.
La caissière essaie de compatir mais ajoute quand même:
- Tu vois, tu n'aurais pas du utiliser de la lessive pour le linge. Il ne l'a pas supporté.
Et Toto:
- Je ne pense pas que c'est la lessive qui l'a tué...
Un père parle à son fils, très érudit en religion, mais toujours célibataire :
- Mon fils, il faudrait te marier. Tu as trente ans, tu as longtemps étudié, il est temps de fonder un foyer et d'avoir des enfants. Croissez et multipliez, a dit le Seigneur. Je vais te présenter une jeune fille très bien.
- Mais papa, qu'est-ce qu'il faut lui dire ? J'ai étudié la Torah, mais je ne sais rien des jeunes filles ?
- Eh bien, ce n'est pas difficile ! Tu es gentil avec elle, tu lui fais des compliments, tu lui parle de sa famille, d'amour, et de philosophie.
- D'accord papa.
Il rencontre la jeune fille, se rappelle les conseils de son père, et décide de lui parler de sa famille :
- Avez-vous un frère ?
- Non, je n'ai pas de frère.
(aparté: Ben ça commence mal, se dit-il. De quoi vais-je lui parler maintenant ? Ah oui ! d'amour.)
- Aimez-vous les pàtes ?
- Non, je n'aime pas les pàtes.
(aparté: Oh la la, ça s'arrange pas ! Je vais essayer la philosophie...>
- Et si vous aviez un frère, pensez-vous qu'il aimerait les pàtes ?
C'est un couple de paysans qui débarquent à Paris pour le salon de l'agriculture. La femme veut en profiter pour faire ses emplettes chez Tati.
Là, elle essaye un très joli short comme on en trouve pas ailleurs, mais hélas impossible de rentrer dedans. Elle essaie un chouette de bermuda élastique, mais malgré tous ses effort... c'est pas sa taille.
Le mari, qui a toujours un mot gentil pour sa pépettes :
- Tu trouvera rien... t'as le cul large comme une batteuse !
Après une journée bien remplie, ils se retrouvent à l'hôtel. Comme il a une petite envie le bonhomme commence à tripoter sa germaine, qui se retourne en disant :
- Tu ne pense pas que j'vais mettre la batteuse en route pour un si petit épi ?
C'est un gars qui roule sur la route, et voit une grenouille. L'évitant de justesse, il s'arrête pour voir si elle n'a rien, et la grenouille lui dit :
- Je suis une grenouille enchanteresse, comme tu as été gentil avec moi je t'accorde un voeux
- Ben je suis déjà riche, j'ai une belle maison, une femme bien, je ne vois pas... excepté peut-être que j'aimerais bien pisser du vendange tardive
- Bien, ton voeux est réalisé
Le gars rentre chez lui et raconte son aventure à sa femme :
- Si je te jure, c'est vrai...
Sa femme:
- C'est sur c'est plutôt toi qui a abusé du vendanges tardives oui ...
Et le mari s'empresse de chercher un verre, urine dedans, et le fait goûter à sa femme :
- Mais tu as raison, et en plus il est bon, va chercher 1 autre verre
et le mari:
- Un verre suffira, toi tu boiras directement à la source....
ça fait maintenant trois mois que je suis partie pour la fac.
J'ai pris beaucoup de retard pour vous écrire, et je suis désolée de vous avoir négligés. Maintenant, je vais vous mettre au courant. Mais avant de lire la suite, asseyez-vous. Vous ne continuez pas tant que vous n'êtes pas assis, hein ?
Je vais plutôt bien maintenant. La fracture et le traumatisme crànien que j'ai eus en sautant par la fenêtre du dortoir en feu, peu après mon arrivée, sont maintenant presque guéris. Je n'ai passé que deux semaines à l'hôpital, et ma vue est redevenue presque normale. En plus, ces affreuses migraines ne m'arrivent plus qu'une fois par semaine au maximum.
Heureusement, le pompiste de la station service du coin avait tout vu. C'est lui qui a prévenu les pompiers et appelé l'ambulance. Il est aussi venu me voir à l'hôpital, et comme je ne savais pas où aller avec le dortoir réduit en cendres, il a eu la gentillesse de me proposer d'habiter chez lui.
En fait, c'est juste une chambre en sous-sol, mais c'est plutôt mignon. C'est un garçon adorable, et nous sommes tombés follement amoureux. On veut se marier. On n'a pas encore choisi la date, mais ce sera avant que ma grossesse commence à se voir.
Eh oui, chers parents, je suis enceinte. Je sais à quel point vous avez hàte de devenir grands-parents, et je suis certaine que vous accueillerez le bébé avec tout l'amour et les tendres soins que vous m'avez témoignés quand j'étais petite. La seule chose qui retarde notre union, c'est la petite infection qu'a mon fiancé, et qui nous empêche de passer les analyses prénuptiales. Moi aussi, bêtement, je l'ai attrapée, mais tout ça va vite disparaître avec les injections de pénicilline que je me fais chaque jour.
Je sais que vous l'accueillerez à bras ouverts dans notre famille. Il est très gentil, et même s'il n'a pas fait beaucoup d'études, il a beaucoup d'ambition. Bien qu'il ne soit pas de la même race ni de la même religion que nous, je connais votre tolérance toujours réaffirmée, et je suis certaine que vous n'attacherez aucune importance au fait que sa peau soit un peu plus foncée que la nôtre. Je suis sûre que vous l'aimerez autant que moi. Ses parents sont eux aussi des gens très bien : il paraît que son père est un célèbre mercenaire dans le village d'Afrique d'où il est originaire.
Maintenant que je vous ai mis au courant, il faut que vous sachiez qu'il n'y a pas eu d'incendie du dortoir. Je n'ai ni traumatisme ni fracture du cràne, je ne suis pas allé à l'hôpital, je ne suis pas enceinte, ni même fiancée, je n'ai pas la syphilis et il n'y a pas d'homme bronzé dans ma vie.
C'est juste que j'ai eu un 3/20 en histoire et un 1/20 en sciences, et j'ai voulu vous aider à relativiser les choses.
Ce patient était en train de serrer chaleureusement la main de son médecin; et voulant lui témoigner toute sa gratitude il ajoute:
- Puisque maintenant nous sommes devenus de bons amis, et puisque vous m'avez tiré d'un bien mauvais pas, je ne vous offenserai pas en vous payant cette visite... mais je veux que vous sachiez que je vous ai couché sur mon testament!
Le médecin répond:
- C'est très gentil à vous. Euh, pendant que j'y pense, pouvez-vous me montrer à nouveau l'ordonnance que je vous ai faite, j'aimerai y faire un petit changement.