Simon vend des frites dans la rue. Il reçoit la visite de Moshé, qu'il n'a pas vu depuis quelques années.
"Alors Simon, ça va ?
- Oui Moshé ça va.
- Ah ! Je suis content pour toi, Simon !
- Merci Moshé.
- Et tu ne me demandes pas comment ça va, moi ?
- Si je te le demande. Moshé, comment ça va ?
- Eh bien Simon, ça va pas bien. Je suis ruiné, je n'ai plus de quoi manger, ni payer mon loyer. Les huissiers sont chez moi tous les jours, ma femme veut se suicider.
- Ah c'est bien triste Moshé.
- Et toi, ton commerce, ça marche bien, Simon ?
- Oh tu sais, comme ci comme ça.
- Simon, on se connaît depuis au moins vingt ans, non ?
- Eh bien, depuis notre Bar Mitsva (communion, à l'àge de treize ans), j'ai trente-trois ans, ça fait vingt ans en effet.
- Simon, au nom de notre amitié, est-ce que tu pourrais me prêter cent francs.
- Ah Moshé, ça aurait été avec plaisir, mais je ne peux pas, je n'ai pas le droit.
- Comment ça ?
- Tu vois la banque en face ? Nous avons passé un contrat. Le banquier m'a promis qu'il ne vendrait jamais de frites. Et je lui ai promis que je ne prêterais jamais d'argent.
L'administration du Vatican convoque tous les cardinaux suffisamment vieux, et au jour et à l'heure dits des huissiers les conduisent dans une grande salle. Ils s'assoient autour d'une grande table, le seul fauteuil vacant étant celui du défunt pape ; très impressionnés et ne sachant pas ce qui va se passer (on n'a pas convoqué ceux qui étaient présents la dernière fois), les cardinaux attendent silencieusement.
Soudain, un huissier s'approche d'un des cardinaux et lui chuchote à l'oreille : "Excusez-moi, quelqu'un est en train de voler votre voiture".
Alors, le cardinal se précipite à la fenêtre, les bras au ciel :