Une autre du temps de Brejnev vers 1980. Brejnev au retour d'un voyage en Occident décide que pour attirer les touristes et gagner des devises l'URSS ouvriraÊ également des boîtes de strip-tease. La création des cabarets est inscrite dans le plan et le meilleur bureaucrate est désigné pour en assurer l'exécution. Un an après, Brejnev le fait venir et demande le bilan:
- Alors, camarade, combien de boîtes de nuit ouvertes à Moscou?"
- Dix, camarade Premier Secrétaire!
- Et quel bénéfice?
- Pas de bénéfice hélas, camarade Premier Secrétaire!
- Comment!! Mais as-tu vérifié que tout a été fait pour attirer le touriste occidental?
- Oui, camarade Premier Secrétaire!
- Est-ce que la vodka est bonne?
- La meilleure, camarade Premier Secrétaire!
- Est-ce que la musique est bonne?
- La plus moderne, camarade Premier Secrétaire!
- Ah, j'y suis, dit Brejnev, je suis sûr que les filles n'ont pas été bien choisies!
- Ah si camarade Premier Secrétaire! elles ont toutes leur carte du parti depuis la Révolution d'Octobre!
Un inspecteur envoyé par le ministère de la Santé vient faire une visite d'inspection.
Il est spécialiste en sécurité, et demande donc à voir le registre des accidents de l'hôpital, que le directeur lui donne donc.
La troisième cause d'accidents est la chûte dans les escaliers.
"Classique", dit l'inspecteur visiblement habitué : vous placerez des grillages au dessus de la rampe d'escalier pour éviter des accidents semblables. Le directeur prend note.
La deuxième cause d'accidents est la défénestration. L'inspecteur trouve également cela "classique" et impose donc au directeur la pose de barreaux aux fenetres. Là encore, le directeur en prend bonne note.
Mais la première cause d'accidents est inscrite sur le registre avec le terme : "le figuier". L'inspecteur est interloqué et demande au directeur de quoi il s'agit. Le directeur le prie de bien vouloir le suivre dans le jardin de l'hopital pour qu'il se rende compte de lui-même de quoi il s'agit. Et voilà le spectacle - commenté par le directeur :
"les malades grimpent habilement au tronc du figuier, puis ils s'accrochent à des branches, parfois pendant des heures ... puis, subitement, ils se laissent tomber en criant " JE SUIS MUR !"