Dans un asile, la femme du directeur décide de faire une inspection, elle passe dans les différents ateliers
Atelier peinture: c'est le gros souk, les fous jettent de la peinture sur les murs, se peignent les uns les autres, bref, le bordel...
Atelier macramé: idem, atelier artisanat, idem
Elle arrive finalement dans l'atelier jardin où tout est impeccable, super bien ratissé, entretenue, organisé etc..
Là, il y a un petit vieux auquel elle se présente, toute heureuse de ce calme et de cette harmonie:
- Bonjour, je suis la femme du directeur. Cet atelier est merveilleux, vous faites partie des internés?
- Oui, depuis des années mais voyez comme je tiens l'endroit, il faut dire à votre mari que je ne suis plus fou, hein?
- Sans problème, ce sont des mois et des mois de travail que je vois là, quelle beauté..
- Il en a fallu du temps c'est vrai, faudra lui dire à votre mari que je ne suis plus fou, hein??
- Bien sûr, bien sur, mon Dieu et ces roses quelles splendeurs..
- Ah, c'est une invention à moi, vous lui direz à votre mari, hein??
- Très certainement je vous quitte mon brave, nous nous reverrons..
Au moment où elle se retourne pour partir, elle se prend un grand coup de ràteau sur la tête, s'écroule la gueule en sang, et le mec se penche vers elle en disant:
- N'oubliez pas de le dire à votre mari que je suis pas fou, hein???
Un inspecteur envoyé par le ministère de la Santé vient faire une visite d'inspection.
Il est spécialiste en sécurité, et demande donc à voir le registre des accidents de l'hôpital, que le directeur lui donne donc.
La troisième cause d'accidents est la chûte dans les escaliers.
"Classique", dit l'inspecteur visiblement habitué : vous placerez des grillages au dessus de la rampe d'escalier pour éviter des accidents semblables. Le directeur prend note.
La deuxième cause d'accidents est la défénestration. L'inspecteur trouve également cela "classique" et impose donc au directeur la pose de barreaux aux fenetres. Là encore, le directeur en prend bonne note.
Mais la première cause d'accidents est inscrite sur le registre avec le terme : "le figuier". L'inspecteur est interloqué et demande au directeur de quoi il s'agit. Le directeur le prie de bien vouloir le suivre dans le jardin de l'hopital pour qu'il se rende compte de lui-même de quoi il s'agit. Et voilà le spectacle - commenté par le directeur :
"les malades grimpent habilement au tronc du figuier, puis ils s'accrochent à des branches, parfois pendant des heures ... puis, subitement, ils se laissent tomber en criant " JE SUIS MUR !"