C'est un gars qui arrive au Paradis. Il est accueilli par Saint Pierre.
Celui-ci feuillette son grand livre pour voir si le gars mérite de passer la porte... Au bout de quelques minutes pendant lesquelles il se trifouille la barbe et prend un air préoccupé, Saint Pierre dit:
- Ha... je ne vois rien là dedans qui me dit que vos actions ont été bonnes durant votre vie. D'un autre côté, vous n'avez rien fait de vraiment mal non plus... On va faire un marché: Si vous pouvez me raconter une VRAIMENT BONNE ACTION dont vous êtes l'auteur, je vous laisse entrer au Paradis.
Le gars réfléchit et répond:
- Oui oui! Il y a eu cette fois où j'étais sur une nationale en voiture, et soudain je vois une bande de Hell's Angels en train d'encercler une jeune fille sur un parking. Alors je m'arrête, je fais marche arrière et je vais moi aussi sur le parking. Là il y avait bien une cinquantaine de gars qui commençaient à torturer la fille avant de la violer certainement. Complètement révolté, je sors de ma voiture, je prend un démonte-pneu dans mon coffre et je fonce droit sur le leader de la bande, un type énorme avec un blouson de cuir à clous et une chaîne en or qui allait de son nez à son oreille. Alors que je m'approche de leur chef, le reste de la bande m'encercle... à ce moment là, j'attrape la chaîne du biker et je lui arrache du nez et de l'oreille, puis je lui donne un bon coup de démonte-pneu sur la tête. Ensuite je me tourne vers les autres et je leur crie: "Bande de malades. Vous êtes pires que des bêtes! Rentrez chez vous avant que je ne me fàche!"
Saint Pierre est impressionné par le récit du gars et il dit:
- ça s'est vraiment passé comme ça? Bravo... Et quand est-ce que ça a eut lieu?
Un inspecteur envoyé par le ministère de la Santé vient faire une visite d'inspection.
Il est spécialiste en sécurité, et demande donc à voir le registre des accidents de l'hôpital, que le directeur lui donne donc.
La troisième cause d'accidents est la chûte dans les escaliers.
"Classique", dit l'inspecteur visiblement habitué : vous placerez des grillages au dessus de la rampe d'escalier pour éviter des accidents semblables. Le directeur prend note.
La deuxième cause d'accidents est la défénestration. L'inspecteur trouve également cela "classique" et impose donc au directeur la pose de barreaux aux fenetres. Là encore, le directeur en prend bonne note.
Mais la première cause d'accidents est inscrite sur le registre avec le terme : "le figuier". L'inspecteur est interloqué et demande au directeur de quoi il s'agit. Le directeur le prie de bien vouloir le suivre dans le jardin de l'hopital pour qu'il se rende compte de lui-même de quoi il s'agit. Et voilà le spectacle - commenté par le directeur :
"les malades grimpent habilement au tronc du figuier, puis ils s'accrochent à des branches, parfois pendant des heures ... puis, subitement, ils se laissent tomber en criant " JE SUIS MUR !"
Je t'écris lentement car je sais que tu ne lis pas vite; ainsi je mets la plume dans l'encre, l'encre sur le papier, le papier dans l'enveloppe et l'enveloppe dans la boîte à lettre, tout cela pour te dire qu'on a été tous malades mais que le docteur est venu et on est tous guéris.
Depuis que tu es parti, on s'aperçoit que tu n'es plus là; hier c'était la fête au village, il y avait une course d'ànes et monsieur le Maire a dit que c'était dommage que tu n'étais pas là car tu aurais sûrement gagné ; il y avait aussi le marché aux cochons, on a pensé à toi.
Quand tu reviendras à la maison, tu ne la reconnaîtras pas, on a déménagé. Au fait Léon s'est pendu, j'espère qu'il ne recommencera plus. Tu m'as dit que tu faisais de la taule, s'il t'en reste garde-moi en pour couvrir le toit du poulailler.
Tu m'as dit de t'envoyer un champ d'ail, la récolte a été mauvaise, je t'enverrai un champ d'oignons. Le petit a avalé 100 sous, le docteur en a retiré 90 ; il a dit que le reste était dissout. Pour ce qui est du petit, tout le monde se moquait de lui à l'école car il n'avait pas d'habits neufs ; comme on a pas beaucoup de sous, on lui a acheté une casquette neuve et on ne le laisse plus regarder que par la fenêtre plus personne ne rigole.
Ton père a un nouveau travail, il a 200 personnes en dessous de lui, il tond le gazon au nouveau cimetière que nous avons inauguré; sur la porte était inscrit : "Ici ne seront enterrés que les morts vivant dans la commune". Les peupliers bordant la rivière ont été coupés pour en faire du bois de sapin.
Tiens ton frère se marie avec une femme; tu dois te souvenir d'elle: c'est celle qui nous a tant fait rire à l'enterrement de ta soeur .
J'espère que tu es un bon soldat comme ton père qui s'est fait geler les pieds par des éclats d'obus. Je t'envoie 50 francs en cachette de ton père; il ira les poster.
Fais bien attention de ne pas te saouler et de ne pas dépenser cet argent. Je t'envoie aussi deux chemises neuves faites avec les vieilles de ton père. Envoie-moi les vieilles que j'en fasse des neuves à ta soeur. S i tu as des chaussettes trouées, envoies-moi les trous que je les raccommode.
Nous avons eu un grand malheur, le chien a eu la queue coupée. Enfin tout va bien sauf le chat qui est crevé. J'espère que la lettre te trouvera de même.
Tu nous dis que tu es très malade, si tu ne va pas mieux, reviens mourir à la maison, ça nous fera plaisir.
Je vais de laisser non sans te dire que ton père a un énorme furoncle au cul, sur quoi je t'embrasse très fort.
Ta Maman chérie
Post-scriptum : je voulais mettre 100 francs dans l'enveloppe mais j'avais déjà cacheté la lettre.
Un soir, Charles-Hubert de Plouhanec quitte son pavillon (de six étages) de Neuilly avec la Rolls pour se rendre dans le petit bar qu'il fréquentait, étant militaire, voilà déjà longtemps. Il cherche son vieux pote Marcel... et le trouve.
- Salut, Marcel !
- Eh mais, l'aristo ! ça fait une paie !
- Ben oui, que veux-tu. Dis...
- Ouais. T'as besoin d'un tuyau, hein ?
- Ben oui. Me faudrait une fille, mais alors, très maigre, tu vois ?
- Mouais. Va deux rues derrière le bistrot, et tu demandes la grande Monique, de ma part.
- Merci vieux !
Et il suit les indications de Marcel. Ayant trouvé Monique (une perche maigre à faire peur), il lui demande :
- C'est combien ?
- 200 mon loup.
- OK, montez. Et il ouvre la portière.
- Ah non (elle louche sur la bagnole), t'es un richto, toi, et ils sont tous malades, les riches. Moi, je suis une honnête pute, pas de cochonneries, hein !
- Bon, bon. voilà 200 de plus et taisez-vous.
Elle monte dans la Rolls, il démarre et 15 minutes plus tard arrive chez lui.
Monique : "Oah non, hein, dans ces grandes maisons, il s'y passe trop de choses. On retourne à mon hôtel, je marche pas!" Il lui cloque encore 200 frs, elle se tait et le suit.
La faisant entrer dans le salon (celui où il y a le piano), il appelle la bonne et lui demande : "Gertrude, faites venir Marie-Louise, je vous prie". Se retournant vers la grande Monique : "Et vous, déshabillez-vous!"
Monique : "Beeeh ! Vicelard ! Avec une fille ? Pas mon truc. Je me tire."
Il lui redonne 200 frs: elle se déshabille.
La servante entre alors, avec une petite fille de six ans. La prenant par la main, il s'approche de la grande Monique et lui dit :
- Vous voyez, Marie-Louise, comme vous deviendrez si vous ne mangez pas bien votre soupe ?
Lady Di et Mère Thérésa arrivent toutes les deux au Paradis en même temps.
Saint-Pierre les accueille et demande:
- Dites-moi un peu ce que vous avez réalisé de bien sur terre...
La première répond:
- J'ai vécu parmi la misère et les gens malades, dans la fange de la société. Chaque jour, j'étais confronté à des personnes qui réclamaient toujours plus de moi.
Saint Pierre répond:
- Mmmm oui. Ces paparazzis sont vraiment la fange de la société. Vous pouvez entrer au Paradis Lady Di.
Puis il se tourne vers la seconde et dit:
- Maintenant parlons un peu de vous Mère Thérésa...
Dans un hôpital militaire, un général acariàtre doit passer une semaine suite à une fracture ouverte de son bras droit.
Dès qu'il arrive, il est tout de suite pris en grippe par le personnel soignant et les autres malades en raison de son irascibilité et de ses demandes jamais satisfaites.
L'hôpital ne disposant plus de chambres individuelles, le général est placé dans une chambrée de 6 lits - chose qu'il ne supporte pas -, ses repas sont servis trop froids, ou encore les aliments ne sont pas bons, ou encore il y a trop de bruit dans le couloir la nuit, etc...
Le matin du troisième jour, une infirmière entre dans la chambre et dit:
- C'est pour votre température, Général.
En grognant, le général se place sur son côté de manière à ce que l'infimière puisse introduire le thermomètre.
L'infirmière s'acquite de la tàche et dit au général:
- Ne bougez pas, je reviens dans cinq minutes
Et l'infirmière s'en va.
Une heure plus tard, une autre infirmière entre dans la chambre et voit le général toujours dans la même position, le cul à l'air. Elle est surprise et demande:
- Mais qu'est-ce qui se passe ici?
Le général grogne et répond:
- Et bien quoi? Vous n'avez jamais vu quelqu'un prendre sa température?
- Si bien sûr général... Mais pas avec une marguerite.