Depuis la profusion des serveurs vocaux, voici ce qu'on pourrait entendre bientôt:
Tuuuut Tuuuut Tuuuuut. Clic.
"Bienvenue sur la Hot-line de la fédération nationale des psychanalystes.
Si vous êtes un obsessionnel-compulsif, appuyez une vingtaine de fois nerveusement sur le 1.
Si vous êtes un compulsif à répétition, raccrochez et recomposez.
Si vous êtes codépendant, demandez à quelqu'un d'appuyer sur le 2.
Si vous êtes une personnalité multiple, appuyez sur le 3, le 4, le 5 et le 6.
Si vous êtes paranoïaque, sachez que nous savons qui vous êtes et que votre appel a été localisé.
Si vous êtes schizophrène, vous entendrez une petite voix qui vous dira sur quel numéro appuyer.
Si vous êtes maniaco-dépressif, peut importe quelle touche vous frappez, de toute façon soyez assuré que nous, ici, nous nous en foutons complètement.
Si vous êtes un aggressif-passif, mettez-nous en attente.
Si vous êtes antisocial, arrachez le téléphone du mur.
Si vous avez des difficultés d'attention, ne vous occupez pas des instructions.
Si vous avez des bouffées de délire, pressez la touche 7 et votre appel sera transféré au vaisseau-amiral où Dark Vador en prendra connaissance
Si vous êtes dyslexique, pressez 96969696969696969696.
Si vous êtes amnésique, pressez la touche 8 et rentrez votre nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, date de naissance, numéro de sécurité sociale et les noms de jeune fille de votre mère et grand-mère.
Si vous souffrez de stress post-traumatique, faite doucement et précautionneusement le 000.
Si vous souffrez d'un manque de confiance en vous, raccrochez. Nos opérateurs sont trop occupés pour prendre le temps de vous parler.
"Depuis plusieurs mois, nos infirmières avaient la désagréable surprise, tous les vendredi matin, de retrouver morts les patients en réanimation d'une certaine chambre.
Après une enquête épidémiologique poussée à l'intérieur de l'hôpital, aucune cause de ces morts anormales n'avait pu être trouvée.
Pourtant, à la suite d'une observation fortuite, il s'est avéré que chaque Vendredi matin, une employée de nettoyage passait dans la chambre et débranchait le respirateur artificiel pour pouvoir brancher sa nettoyeuse-cireuse à la place et ainsi faire son travail. Quand le sol était enfin propre, elle rebranchait le respirateur artificiel et quittait la pièce, inconsciente de ce que le patient était alors mort. Après tout, elle ne pouvait pas entendre les ràles d'agonie avec le bruit de sa nettoyeuse...
Nous sommes terriblement désolés de cet état de fait, et nous avons envoyé une lettre très sévère à l'employée de nettoyage en question. De plus, nous avons pris contact avec un électricien pour que la pose d'une prise multiple nous évite à l'avenir de tels désagréments.