Dans un centre d'essais aéronautiques, les techniciens sont dans l'attente d'un décollage. L'avion roule sur la piste, accélère, le vent siffle sur le fuselage, et là, le pépin : une aile se déchire et vole en éclats.
Les techniciens se font engueuler par les financiers. Faut dire que c'est le 3ème avion qui subit le même sort. Même déchirure, même endroit...
Alors qu'un des techniciens et en train de pisser, un balayeur s'approche :
- Voyez-vous monsieur, vot' problème, sans vouloir vous offenser, est plutôt simple a résoudre.
- ...??? Pardon ?
- Il suffirait à mon avis de faire une ligne de trous, avec une perceuse, dans la largeur de l'aile, à l'endroit de la cassure. Simple n'est-ce pas ?
- Vous vous foutez pas un peu de ma gueule, par hasard ?
- Non non...je vous assure, c'est la solution !
Le technicien sort en haussant les épaules.
Mais la nuit porte conseil. Il n'arrive pas a dormir et repense à ce que lui a dit le balayeur. évidement, c'est stupide...mais d'un autre coté, ils ont tout essayé...ils sont à cours d'idée... alors finalement, pourquoi pas essayer ?
Dès le lendemain, l'équipe est au travail sur le nouveau prototype, ils percent une belle rangée de trous juste là ou l'aile a une faiblesse.
Le jour du test arrive. L'avion roule sur la piste, accélère, le vent siffle sur le fuselage, et l'oiseau de fer s'envole, fait des vrilles, des loopings, des chandelles puis revient se poser avec précision sur la piste.
Sous les applaudissements général, le technicien cherche le balayeur afin de le remercier :
- Cher ami, c'est tout simplement fabuleux. Mais dites-moi comment vous, un simple agent de service, avez vous pu résoudre le problème qui tenait en échec une équipe complète de technicien ?
- Ben voyez- vous, il suffit d'être observateur. Ainsi, moi par exemple, cela fait 30 ans que je nettoie les chiottes...et bien j'ai jamais vu le PQ se déchirer sur les pointillés !
C'est un gars qui rentre chez le coiffeur (attention : ce n'est pas Jean-Louis David, ça serait plutôt Jean-Pierre, le coiffeur mixte du village). Comme il n'y a personne, il s'installe directement dans le fauteuil ,et il dit à l'adresse du coiffeur :
- Je voudrai une coupe, toute simple. Mais avant que vous ne commenciez, je veux que vous sachiez que j'aime beaucoup le genre de temps que l'on a en ce moment, que je me fous éperdument que le PSG ne gagne plus ses matchs depuis plusieurs mois, que je ne chasse pas, que ma voiture n'est pas une Renault mais qu'elle tombe quand même en panne de temps en temps, que je ne joue pas au loto ni au P.M.U., que la vie des stars m'indiffère, et en dernier lieu, que je déteste parler politique.
Maintenant, allez-y, faites votre boulot...
Le coiffeur lui répond :
- D'accord. Et de mon côté, je ne voudrais pas vous offenser, mais je travaillerai vite et mieux si vous n'étiez pas tout le temps en train de parler !