Dans un petit bled paumé du Larzac, en plein hiver, un gars dérape sur une plaque de verglas avec sa voiture et tombe dans le fossé.
Heureusement pour lui, le père Mathieu passe par là avec son percheron Basile et la carriole.
Gentiment, le père Mathieu propose à l'automobiliste de le sortir de ce traquenard. Il attache la voiture au moyen d'une corde à la carriole et commence à crier:
- Hue Bébert, Hue!
Mais Basile le percheron ne bouge pas.
Alors le père Mathieu crie:
- Hue Mado, Hue!
Mais Basile ne bouge toujours pas.
Le père Mathieu relance:
- Hue Nestor, Hue!
Aucune réaction de Basile.
Enfin Mathieu dit:
- Hue Basile, Hue!
Et enfin, tout tranquillement, Basile le percheron tire la voiture hors du fossé.
L'automobiliste content s'enquiert auprès du père Mathieu:
- Dites-moi un peu, comment cela se fait-il que vous ayez appelé votre cheval trois fois de suite avec un mauvais nom?
- Ah, ça, c'est parce que Basile est non seulement aveugle, mais il est aussi fainéant comme pas possible: Si il se pensait être le seul à tirer, il aurait même pas essayé!
C'est un jeune gars qui fait une randonnée à pied, et qui arrive dans un village paumé du Larzac. Il s'arrête pour causer deux minutes avec un gars du cru.
Dans la conversation, le jeune gars demande à l'autochtone comment il s'appelle. A ce moment là, l'autochtone s'énerve:
"- Tu vois cette rangée de maisons là-bas? Je les ai toutes construites, et est-ce qu'ils m'appellent Roger le bàtisseur? Mon cul!
- Tu vois ce pont sur la rivière? C'est moi qui l'ai construit, et tu crois qu'ils m'appelleraient Roger l'ingénieur? Mon cul!
- Tu vois ces champs de maïs irrigués? C'est moi qui les cultive et tu peux me croire, la récolte est bonne et tu crois qu'ils m'appelleraient Roger l'agriculteur? Mon cul!
Mais, un jour, il y a très très longtemps, je me suis fait *une* brebis..."
ça se passe dans un petit bled paumé du Cantal. Dans le village où la vie est rude, le sexe ratio est à peu près de 1 femme pour 6 hommes, et encore, les femmes ont toutes plus de 50 ans...
Un jeune homme qui séjournait par là pour une étude ethnologique passe chez Robert, qui fait épicerie ET Coiffeur.
Pendant la conversation, ils viennent à parler du bal de la fête du fromage qui va avoir lieu Samedi. Le jeune demande à Robert le coiffeur:
"Mais avec qui peut-on danser à ce bal? Il n'y a pas une seule jolie fille à des kilomètres" .
Robert répond: "Ici on prend des moutons! Ils font de bonnes cavalières"
Le jeune homme pense que Robert se fout de sa gueule, et puis il repense au samedi précédent pendant la soirée duquel il avait vu plusieurs gars se balader avec une brebis.
En tant que bon ethnologue, il se dit que lui aussi va tàter de la brebis pour aller danser ce samedi.
Le soir du samedi, il entre dans un pré et attrape la plus grosse brebis, la lave au Head & Shoulder's, lui accroche quelques cocardes roses dans la laine pour faire joli, et enfin la monte dans sa voiture et s'en va au bal.
Arrivé devant la salle des fêtes, il constate que tout le monde a amené sa brebis pour danser et rigoler.
Mais au moment où il rentre dans la salle des fêtes avec sa cavalière, tout le monde s'arrête de danser et tous les yeux se tournent vers lui...
"Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? Tout le monde ici invite une brebis à danser! J'ai juste fait comme vous!"
Et là Robert intervient et dit:
"C'est vrai, mais toi, tu as invité la cavalière du maire"
Donc, c'est un voyageur de commerce qui passe toute la semaine sur la route. Il rentre chez lui tous les week-ends, et nous sommes justement un vendredi soir, tard, la nuit est bien avancée. Il est encore au volant et il lui reste pas mal de chemin à faire.
Il se trouve dans un coin paumé, le dernier bled qu'il a traversé est déjà à une bonne vingtaine de kilomètres - le suivant n'est pas plus proche - lorsqu'une de ses roues crève. Comme c'est son boulot d'être sur la route et qu'il est organisé, il sait que sa roue de secours est OK, il se fait pas de soucis et se met en devoir de réparer ça. Il sort avec sa lampe électrique, chope la roue, puis s'aperçoit qu'il n'a pas son cric. Effectivement, le week-end précédent, il s'en est servi et ne l'a pas rangé.
Il n'a d'autre alternative que s'armer de courage et de partir à pieds au dernier village qu'il a traversé, où, se souvient-il, se trouve un garagiste qui devrait pouvoir lui vendre un cric.
C'est donc une longue marche qui l'attend. Comme on est en hiver, une pluie pénétrante commence à tomber et à le glacer jusqu'aux os. Il est dans le noir complet, sa lampe électrique ayant rendu l'àme quelques kilomètres après son départ.
Il commence donc à ressasser de noirs pensées, et à se parler à lui même :
- Est-ce qu'au moins cet abruti de garagiste va avoir un cric ?
- Ouais, bien sûr, tous les garages ont des crics. Mais, le mec, il va te voir venir, ... dans ta situation, il va au moins t'en demander 500 balles ...
Quelques kilomètres passent, et il continue a rouméguer (terme occitan dont la sonorité suffit à comprendre la signification) :
- Tu parles, il peut même t'en demander 1000 balles, de toutes façons, t'as pas le choix.
Exacerbée par l'absurdité de la situation, par les éléments qui se déchaînent contre lui, une sourde colère croît en lui au fil des kilomètres, et il continue son dialogue intérieur :
- T'es complètement à sa merci, mec. Il peut même te le vendre 2000 balles, son cric, et toi, comme un con, t'auras qu'à la fermer et payer ...
Il arrive enfin en vue du bled, et il aperçoit l'enseigne du garage. Il rassemble le peu de forces qui lui restent et force le pas, continuant à rouscailler:
- Tu vas voir que ce connard est capable de t'en demander 3000, 4000 balles. Tu parles, c'est pas tous les jours qu'il trouvera un tel pigeon.
Arrivé au portail du garage, il commence à tambouriner. Pas de réponse. Il s'active derechef pieds et poings contre le portail, une tête hagarde de sommeil se pointe alors à une fenêtre du premier étage. C'est alors que le voyageur de commerce, au comble de la fureur et avant que l'autre ait pu placer un mot, lui hurle :
- ESPèCE D'ENCULé, TU SAIS OU TU PEUX TE LE COLLER, TON CRIC, ...
ça ce passe pendant les années 30 aux US. Un type à qui tout sourit. Il a un bon boulot dans un entrepôt sur les quais de Chicago, une nana magnifique, un super appartement avec vue sur la ville. Bref, le bonheur.
Tout bascule le jour où la mafia fait une razzia sur son lieu de travail alors que sa fiancée l'attendait à la sortie de son boulot: De grosses limousines chargées de truands armés jusqu'au slip, tirant sur tout ce qui bouge même quand ça bouge pas. Un massacre. L'entrepôt est tellement brûlé qu'il n'en reste plus qu'une plaque métallique en fusion; le patron crucifié; et pour couronner le tout. Le chef des mafiosi viole la fiancée du mec avec une ponceuse auto lustrante, si bien que la belle en tombe éperdument amoureuse.
En gros l'hécatombe.
Le gars rentre chez lui avec un petit sentiment d'amertume. Sans boulot,seul dans son appartement sordide.
Il décide de se suicider, mais il n'a plus un rond pour le gaz, le prix du chanvre à augmenté, le Valium n'a pas été inventé et Ophélie Winter ne chante pas encore.
C'est Al Capone qui a fait son malheur, c'est lui qui se chargera de sa mort décide-t-il.
Il se rend donc dans le restaurant préféré du truand.
C'est une boîte avec danseuses emplumées et jet de culottes au final.
Le roi du crime est attablé avec ses gorilles et sa gonzesse devant un magnum de champagne dont l'étiquette pour le prix est plus large que celle pour la marque.
Le gars s'impose, il s'approche de Capone et pour le provoquer fait tomber son chapeau. Pas un porte-flingue ne bouge. Capone se baisse pour ramasser son galurin lorsque une rafale de mitraillette balaye tout l'établissement. Même le chien sur les marques de Whisky agonisent. C'est une telle boucherie qu'on se croirait à un concert de NTM.
Capone se relève, regarde atterré autour de lui, aperçoit le gars paumé au milieu du charnier, qui vient de lui sauver la vie. Il le prend dans ses bras. "Mon ami" dit-il, "entre nous c'est pour la vie".
Il relève la table, rafistole sa gonzesse sur une chaise, ramasse la bouteille champagne intacte et fait asseoir son sauveur à coté de lui. Capone verse deux grandes flûtes de champagne et s'apprête à porter un toast pour son nouvel ami. Le gars lui balance alors un coup d'épaule à décorner un boeuf, espérant provoquer le mafioso.
La chaise de Capone bascule, le verre de champagne tombe sur ses pompes en grésillant, produisant une drôle de fumée.
C'était de l'acide. Capone se relève.
"Mon sauveur" dit-il en prenant une nouvelle fois notre bonhomme dans ses bras.
"Deux fois de suite tu me sauves la vie, à part ma femme, tu peux tout me demander".
Le gars sans se démonter plus enclin que jamais à provoquer la colère du truand chope la nénette et la fourre de force sur ses genoux. Il la tripote ouvertement.
à ce moment la nana lui dit à l'oreille "Si tu trouves des couilles entre mes jambes, tais-toi, je suis EliottNess"............
Son voisin immédiat vient lui rendre visite pour lui rendre une visite de courtoisie:
- Bonjour voisin. Pour vous souhaiter la bienvenue dans la ville, j'ai organisé une grande fête ce soir. Il y aura à boire, on pourra danser, se battre et baiser!
- Vraiment? C'est gentil ça. Et comment doit-on s'habiller pour l'occasion?