La différence entre les capitalistes et les communistes, c'est que chez les capitalistes, il y en a toujours un pour racheter l'autre. -- Pierre-Yves Monfrais
à la petite école, en banlieue, c'est le jour de la leçon de vocabulaire.
La maîtresse dit aux enfants:
- Aujourd'hui les enfants, nous allons étudier le mot "hameçon". Ahmed, veux-tu nous raconter une histoire en utilisant ce mot, s'il te plaît ?
- Oui Madame. Hier, ji suis alli dans li souk avec mon père. Il y avi beaucoup de monde et beaucoup di marchandises. Et mon père, il m'a offir di babouches.
- Mais Ahmed, tu n'as pas utilisé le mot "hameçon".
- Attends ci pas fini! Les babouches, hameçon trop p'tites !
consternation de la maîtresse...
Le lendemain, leçon de grammaire.
- Aujourd'hui, nous allons étudier l'épithète. Ali, construis-moi une phrase contenant une épithète.
- Oui Madame. Aujourd'hui, il y a du soleil.
- Il n'y a pas d'épithète dans cette phrase, Ali.
- Pas di problème : aujourd'hui, il y a du soleil, épithète que demain il y en aura encore.
reconsternation... La maîtresse reprend la parole: -Bon, les enfants, à nouveau un peu de vocabulaire. faites-moi une phrase avec le mot *volupté* . Vas-y Ali, essaie de racheter tes bêtises...
- Hier, on est allé à la plage avec papa et on a mangé, on a même beaucoup mangé.
- Mais il n'y a pas *volupté* dans ta phrase?
- Attend, attend, après, papa il a volupté et il a chié dans son froc.
...
une autre maîtresse, dans la même école:
- Aujourd'hui nous allons voir les animaux migrateurs. est-ce que quelqu'un peut m'en citer un?
Aline prend la parole:
- La cigogne.
- Bien Aline. Quelqu'un d'autre?
Et Ahmed de répondre:
- Moi Madame, le morpion.
- Mais enfin Ahmed, ce n'est pas un animal migrateur!
- Bien sûr que si Madame. Tout le temps y migrattent, y migrattent.
Si les systèmes d'exploitation étaient des livres saints
- L'évangile selon DOS : La première oeuvre de l'écrivain à succès
Gatespeare. Le livre est en fonte Courier, tout en noir et blanc; il n'y a ni pagination ni index ni sommaire, mais il est léger et certains gourous y trouvent la Vérité sur les Bases de l'Existence..
- La Sainte WinBible (Testament 3.1) : Le maniement et l'apparence sont bien plus agréables que le livre précédent. Le poids est encore supportable. Mais l'oeuvre est fragile : toute erreur de manipulation peut entraîner la destruction du livre. L'index et la pagination existent mais ne sont pas parfaits : parfois certaines références venant d'autres oeuvres du même auteur comme Excel V ou Word VI conduisent à des erreurs de page.
- La Sainte WinBible (Testament 95) : Le maniement et l'apparence sont encore plus beaux. La pagination est plus fiable. Par contre vous aurez besoin d'un solide rayonnage de bibliothèque, et si vous avez le malheur de perdre l'index de registres, vous êtes bon pour tout racheter. Quant aux références aux oeuvres précédentes, censées être toujours valables, c'est assez aléatoire.
- Le MacCoran Système 7 : Le livre est très beau, la couverture est fraîche et joyeuse, le poids raisonnable. Mais neuf pages sur dix sont collées, et les deux lignes de préface proclament que vous n'avez pas besoin d'en savoir plus.
- Le NécrUnixicon : Les deux cent tomes, écrits petits et bourrés d'abréviations et de codes, nécessitent un chariot élévateur. On vous explique en long, en large et en travers toutes les possibilités - réellement impressionnantes. Après avoir refermé le dernier tome, vous ne savez plus ce que vous vouliez.
- La BeOSéide : D'après l'éditeur, ce livre est formidable. Pas encore paru mais la réédition est déjà prévue.
- Le MàhàbàràTOS : Atari, le petit éditeur, à disparu. Les dates de parution sont effacées, la couverture fait vieillot, et les rares références sont celles qu'ont trouve encore dans quelques fanzines hyper-confidentiels, qu'on trouvera par hasard sous des piles de magazines sur la WinBible.
>Si les systèmes d'exploitation étaient des films
- Autant en emporte le DOS : Un bon vieux classique comme on les aime, avec une dose d'héroïsme, des couleurs plus trop au goût du jour, visible même dans des salles pourries, et donc un peu (beaucoup ?) rétro, mais on s'en lasse pas.
- Star Wardows 3.1 - le Monopole contre-attaque : Nettement plus impressionnant et spectaculaire, il a mal vieilli, à cause de sérieux trous dans le scénario qui flanquent souvent par terre tout le film.
Nécessite une salle assez bien équipée pour donner toute sa puissance.
- Star Wardows 95 - le Retour du Bill Gates : Le dernier tome en date de la saga. Encore plus impressionnant, fait encore plus appel aux technologies de pointes, le spectateur est cloué sur son siège par les effets spéciaux et les animations dans tous les coins. On se demande un peu à quoi sert tout ça, fondamentalement rien n'a changé dans l'histoire. Nécessite des salles très bien équipées. (La saga n'est pas terminée : Star Wardows 98 est annoncé, les salles 3D vont devoir fleurir pour s'adapter.)
- JurassUnix Park : Un mélange assez fascinant de très haute technologie ruineuse au service de vieux concepts.
- Mac Attacks : Venu d'un autre univers totalement étranger au nôtre, le scénario est pas trop mauvais mais on est obligé de tout deviner. Très honnêtement réalisé, mais les trucages commencent à dater malgré le nouveau réalisateur. La fin n'est pas encore claire, mais ça semble finir mal.
- Independance TOS : Scénario à pleurer malgré une technologie à la page. àla gloire des irréductibles qui ne se laissent pas récupérer par le système. Beaucoup l'ont vu à l'époque mais quelques temps après on a trouvé mieux et oublié. La boîte de production Atari, autrefois une grande major, à coulé.
- BeOS et un couffin : Encore dans les langes. Promet beaucoup si les salles acceptent de changer de projecteurs et de sièges.
Si Micro$oft avait inventé l'alphabet, aujourd'hui, il réclamerait des droits d'auteurs sur tout ce que vous écrivez, mais aussi:
- il changerait la composition des feuilles de papier tous les trois ans,
- les anciens stylos ne fonctionneraient plus sur ces nouvelles feuilles de papier,
- il faudrait accepter la licence d'utilisation des crayons pour pouvoir les utiliser,
- tout contrefacteur de l'encre Micro$oft serait automatiquement pousuivi par le BSA (Book System Alliance),
- les papetiers qui vendraient de l'encre non Micro$oft se verraient interdire de commercialiser les papiers et crayons Micro$oft,
- si un papier de meilleure qualité sort, Micro$oft s'empresse de le racheter pour empêcher l'émergence d'une concurrence,
- qu'importe si le papier Micro$oft a tendence a baver sous le crayon, c'est parce que l'utilisateur a mal configuré son crayon,
- de temps en temps, les crayons Micro$oft ont la mine qui casse. L'assistance technique Micro$oft propose des patchs pour corriger ces défauts de fabrication,
- il faut payer pour appeler l'assistance technique des papiers et crayons Micro$oft,
- il existe des papiers non Micro$oft, très robustes, filigranés avec un pingoin, et quasiment gratuit...
- Micro$oft a inventé le bureau qui doit être obligatoirement fourni
"Gratuitement" avec le papier Micro$oft,
- sans le bureau Micro$oft, on ne peut plus utiliser la dernière version papier Micro$oft,
- les papiers concurrents de Micro$oft ne peuvent pas être utilisés sur le bureau Micro$oft,
- Micro$oft veut être le fournisseur exclusif et unique de tout le papier, crayons et bureaux de la planète entière,
- Micro$oft veut aussi contrôler la Poste qui achemine les lettres écrites sur papier Micro$oft,
Bien évidement, tout ceci n'est que de la pure fiction. Toute ressemblance avec des événements réels n'est que le pur produit de votre imagination.
Mais si d'aventure des juristes voulaient me poursuivre pour dénigrement, je les préviens que ma boîte aux lettres est profondément allergique au papier Micro$oft.
Ce sont des touristes britanniques qui ont décidé de revenir passer leurs vacances en Corse.
Les britanniques sont vaccinés contre les attentats ayant affaire depuis quelques décennies aux artificiers Irlandais.
Ils débarquent dans ce joli village de pêcheur mais en arrivant déception: l'agence immobilière a explosé, le village de vacances a fait boum, le bureau de poste est parti en poussière , la banque a sauté, le restaurant du port a pris un coup de gîte et le complexe immobilier où ils auraient pu éventuellement louer un appartement a fait place à un grand trou.
Heureusement, il reste une Pizzeria toute neuve. Aussi, avant de repartir, ils décident de se restaurer.
Ils s'installent en Terrasse.
Le serveur s'approche d'eux et l'anglais dit au garçon : "hao , dites donc vos indépendantistes ils sont encore plus fort que nos Irlandais"
Le serveur lui répond : vous n'y êtes pas du tout, je ne devrai pas vous le dire, mais comme vous êtes anglais c'est comme si je me confiais à une tombe, aucun de ces attentats n'est le fait des indépendantistes.
- Et à qui donc alors demande l'anglais ?
- D'abord , il y a le restaurant du port : d'habitude, il prenait bien soin d'acheter son poisson à parts égales à nos deux pêcheurs, mais voilà la semaine dernière, le Dominique mariait sa fille et n'est donc pas parti en mer. Le patron du restaurant du port a donc acheté tout son poisson à l'autre pêcheur. On pense que cela à du faire un jaloux..
- Je vois dit le touriste. Mais le complexe immobilier ?
- Là, répond le serveur, il semblerait que le promoteur lorsqu'il a distribué les enveloppes aux élus se soit trompé.
- Comment ça ?
- Il aurait mis dans les enveloppes de vrais billets de la Banque de France. Les élus se sont vexé, car ils ne veulent pas passer pour des caves. d'où on suppose l'explosion.
- Mais la Banque, dit l'anglais ?
- Toute cette histoire était la faute de la Banque qui avait fourni les billets. D'habitude ce sont les élus qui vont directement échanger leurs faux billets contre des vrais à la Banque, Question de Prestige. On croit savoir que le Promoteur s'est vengé.
- Parlez nous du village de vacances, dit l'anglais:
- OH ! C'est une histoire stupide, un quiproquo pour tout dire: à l'occasion de l'inauguration, des cartons d'invitation sont restés coincés dans la boite aux lettres de la Poste de sorte que beaucoup croyaient ne pas avoir été invité. Alors vous voyez Le nombre de suspects est vaste.
- Mais la Poste..
- La Poste a explosé peu après quand les cartons qui étaient restés coincés ont été retrouvés par le receveur et qu'ils sont parvenus avec retard au leurs destinataires : c'était une manière d'excuse à l'égard du propriétaire du village de vacances : une explosion due au sens du savoir vivre de nos concitoyens !!
- Vous ne nous avez pas parlé de l'agence immobilière... dit l'anglais. En général ce sont les indépendantistes qui s'attaquent à ce genre d'activité...
- OH ! le pauvre celui-ci, il ne risquait rien, en 40 ans, il n'avait vendu que des terrains fantômes à des gars du continent ou à des touristes comme vous, et jamais il ne se serait risqué à aliéner une seule parcelle de notre île.
- Mais comment a t-il pu exercer pendant quarante ans dans ces conditions?
- Par la transaction : quand l'acheteur s'apercevait que son terrain n'existait pas, il préférait le revendre à bas prix plutôt que de faire un esclandre qui aurait pu tourner mal. Et Tino se faisait un devoir de toujours racheter les terrains fantômes qu'il avait vendu et notez le bien jamais en dessous du quart de la valeur... Un honnête homme !
- Alors l'agence pourquoi a t-elle sauté ?
- Et bien le Tino se voyant vieillir a voulu s'offrir une concession au cimetière. Et il l'a acheté du côté du clan de sa femme plutôt que du côté de son clan.
- Et alors ?
- Tino n'aurait jamais du acheter un terrain pour de vrai, c'était pas sa spécialité : il a fallu l'enterrer sous le portail d'entrée, pour froisser personne !!!
- Bon dit l'anglais je comprends mieux, je vois bien que nous avions tort de nous inquiéter car en définitive, il ne s'agit que de questions de politesse et les touristes comme nous ne sont pas menacés. Aussi, maintenant vous allez nous servir 4 bonnes pizzas ..
- Malheureusement je ne peux pas dit le serveur, l'établissement n'est pas encore inauguré...
- Et qu'attendez vous pour le faire ?
- Nous ne savons pas à qui servir la première pizza sans vexer personne...il faut attendre la fin des conciliabules..