(avant de commencer, je précise que je parle pas de toto, mais bien du maréchal
Tito... pour ceux qui savent pas, c'est un vieux gars yougoslave)
Tito règne, comme nous l'apprennent les livres d'histoire, avec une poigne de fer sur la Yougoslavie fraîchement vidée des occupants. Comme le rude maréchal est soucieux de connaître l'opinion du peuple (ça les livres d'histoire n'en parlent pas...), il décide d'aller incognito prendre ses renseignements.
à la sortie d'une usine (mettons, une usine de Yugo... la petite soeur difforme a la Lada), il se mêle aux ouvriers qui rentrent chez eux et en prend un a part.
"Dis moi, camarade, qu'est-ce que tu penses de Tito ?
D'un air affolé, l'homme prend Tito par le bras et l'emmène vers l'arrière de l'usine. Il jette partout des regards soupçonneux, et vérifie que personne ne le suit. Ils entrent dans le sous-bois qui jouxte (ouah, le vocabulaire qui tue) l'usine, marchent pendant une bonne heure, et l'homme n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Tito, vraiment très intrigué, préfère jouer le jeu et ne dit rien.
Quelques kilomètres défilent, tandis que Tito est toujours tiré en avant par l'ouvrier. Le maréchal est de plus en plus curieux et comprend de moins en moins ce qui lui arrive.
Le soir tombe dans la campagne yougoslave, quand l'homme s'arrête enfin, après avoir parcouru encore quelques bornes par des chemins tortueux et des sentiers abandonnés, au milieu d'une petite clairière. Il jette encore quelques coups d'oeil inquiets de chaque côté, avant de s'approcher de Tito et de lui glisser à l'oreille :
"Eh bien, tu sais, moi, Tito...
- Oui, camarade, alors ?
- Eh bien, moi... Tito, je l'aime bien !"
(in Le communisme est-il soluble dans l'alcool ?, si ma mémoire est bonne...)
Un vieux papi possède une montre à gousset qui commence à déconner.
Un beau jour, il décide de la porter chez l'horloger pour qu'il y jette un oeil. L'horloger est un monsieur d'apparence très sévère, doté d'un fort accent germanique.
Le papi dépose son oignon sur le comptoir et il dit:
- Voilà ma montre. Depuis quelques temps, elle ne sait plus faire que TIC-TIC.
Alors l'horloger prend la montre en main, la regarde sous toutes ses coutures (des coutures sur une montre... pfff). Il a l'air très soucieux. En fronçant les sourcils, il passe dans son arrière-boutique et il en revient avec une lampe de bureau qu'il allume et dont il braque le faisceau sur la montre en disant:
- NOUS AFONS LES MOYENS Dé FOU FAIRE FAIRE TIC-TAC
Jean-Marie revient d'un meeting électoral dans le Nord, et voit sur le bord de la route un arabe qui vient d'avoir un accident, il est ensanglanté et sur le point de mourir.
Comme il est dans un jour de bonté, Jean-Marie ouvre la portière arrière, met l'accidenté sur la banquette arrière et se met à faire du 180 pour arriver le plus vite possible à l'hôpital.
En chemin, des gendarmes en moto le prennent en chasse pour vitesse un peu excessive. Jean-Marie, soucieux des lois, s'arrête devant le gendarme. En se dirigeant vers Jean-Marie, il jette un coup d'oeil sur la banquette arrière, et dit : "Alors Jean-Marie, on braconne ?"
1. AYEZ TOUJOURS L'AIR ABSORBé ET LéGéREMENT SOUCIEUX: seuls les imbéciles, les subalternes et les Américains ont l'air détendu pendant les heures de travail.
2. AYEZ TOUJOURS L'AIR PRESSé: Courez dans les couloirs, même si vous allez vous promener. Vous serez classe parmi les gens "dynamiques", ce qui constitue un label des plus estimes. Réapprenez au plus vite, tout ce que votre mère vous a défendu pendant votre enfance: claquez les portes, raccrochez violemment le téléphone, jurez le plus possible quand il est nécessaire de paraître en colère.
3. NE VOUS DEPLACEZ JAMAIS: sans un porte-documents bien rempli, c'est essentiel. Au besoin, bourrez le avec de vieux journaux. A noter l'aspect "performant" de l'attaché-case. A propos de journaux, pour le standing, Le Monde est recommande, l'ennui est que vous serez oblige de le parcourir afin de pouvoir dire: "j'ai lu Le Monde". Rien ne vous empêche de dévorer France Soir ou L'équipe, pourvu que ce soit à huis clos et sans témoin.
4. COMME IL EST BIEN VU à VOTRE àGE D'AVOIR DES IDéES ORIGINALES, ayez-en quelques-unes. Mais attention, que ce soit bien les mêmes idées que celles de vos supérieurs. Sans quoi vous passeriez pour un dangereux idéaliste.
5. TRAVAILLER C'EST BIEN, LE FAIRE SAVOIR C'EST MIEUX. La mode étant aux rapports concis, présentés de façon claire, vous devez rédiger les vôtres en style télégraphique. Affirmer péremptoirement ce qui vous passera par la tête et vous aurez l'esprit de synthèse. Si vous rédigez une étude sérieuse et approfondie, vous auriez seulement l'esprit d'analyse et, sachez-le, ça fait rétrograde.
6. NE QUITTER JAMAIS LE BUREAU à L'HEURE DE LA SORTIE. Vous devez partir au moins une demi-heure après et faites en sorte que votre départ coïncide avec celui du Patron, sinon a quoi cela servirait-il?
7. NE VOUS ETONNEZ JAMAIS DE RIEN. D'abord parce que quoique l'on vous annonce, vous le saviez déjà; y compris et surtout ce que vous deviez pas savoir... et que vous avez appris par cette méthode.
8. IL EST UTILE DE: jeter au hasard des discussions: "cette nuit j'ai pense a la standardisation des bons de commandes...". Naturellement c'est faux, mais qui peut le vérifier...
9. ORGANISEZ BEAUCOUP DE RéUNIONS. On n'y fait généralement pas grand-chose mais cela permet d'être assis un moment et c'est d'un excellent effet psychologique.
10. éMAILLEZ VOTRE CONVERSATION de locutions techniques américaines quelles qu'elles soient, même si elles n'ont aucun rapport avec le sujet, l'important est que personne ne comprenne. Les termes abstraits forcent le respect.
11. LORSQUE VOUS PRENEZ DES CONGéS, dites bien que c'est pour votre santé, ça fait sérieux. Il faut éviter de donner à penser que vous préférez le ski, la plongée sous-marine ou plus simplement la chaise longue au travail.
12. ET SI AU BOUT D'UN CERTAIN TEMPS cette politique ne vous a pas fait progresser, c'est que vous avez affaire à des patrons intelligents. Alors changez d'entreprise... et recommencez...
C'est un juif très très pieux qui alors qu'il vient d'atteindre l'àge vénérable de 105 ans et est toujours dans une forme parfaite, décide subitement de ne plus aller à la synagogue. Inquiet de ne plus voir le vieillard après tant d'années le rabbin lui rend visite chez lui. Il trouve le vieux en excellente santé et, étonné, il lui demande:
- Mais vous êtes en pleine forme! Comment se fait-il qu'on ne vous voit plus à la synagogue? Vous n'avez plus la foi?
Alors le vieux lance quelques regards autour de lui, l'air soucieux, puis il dit au rabbin à voix basse:
- Vous savez rabbin, quand j'ai dépassé les 90 ans, je me figurais que Dieu pouvait rappeler à lui n'importe quand. Mais ensuite, j'ai atteint 95 ans, puis 100 puis 105. Alors maintenant je pense que Dieu est tellement occupé qu'il m'a oublié... si bien que je n'ai plus aucune envie de me rappeler à son bon souvenir...