Ceci est l'histoire d'un homme qui est né avec trois testicules. Il s'appelait Ernest.
Toute sa vie durant, Ernest n'a pas cessé d'alimenter un complexe grandissant au sujet du nombre de ses testicules.
à l'école déjà, tous ses petits camarades se payaient quotidiennement sa tête en l'appelant "sapin de Noël" ou en lui faisant les pires crasses qu'on puisse s'imaginer en rapport avec sa glande surnuméraire.
Puis ensuite l'armée, où ses supérieurs ne l'appelaient pas par son nom mais par celui de "triple bille" ou "la pétanque", son complexe commençait à prendre une importance démesurée.
Pour que son malheur soit complet, les quelques femmes à qui il a pu exhiber sa particulière anatomie sont toutes soit parties en courant effrayées par le monstre, soit elles se sont esclaffé à tel point qu'elles en souffraient à en faire une hernie.
Au bord du suicide, Ernest décide de lire encore une dernière fois les niouzes, et par pur hasard, sur un newsgroupe qu'il n'avait jamais consulté auparavant, il lit une personne fort sympathique à qui il explique au bout de quelques heures son cas et qui lui recommande d'aller voir un psy (ceci est très fréquent sur l'internet).
Ernest, étant un peu un cyberplouc sur les bords et ne comprenant pas grand chose aux subtilités du net, décide de suivre le conseil de son nouvel ami. Il va donc voir le psychiatre...
"- Vous comprenez docteur, avec mes trois testicules, ma vie n'a pas de sens..."
"- Mais bien au contraire jeune homme! Imaginez-vous la chance que vous avez? Vous êtes UNE FOIS ET DEMIE un homme normal! Bref, vous êtes un surhomme, vous devriez en profiter!"
"- Mais c'est vrai ça!" dit Ernest qui rebondit comme un éclair du fauteuil du psy et sort en courant sans même dire au revoir au docteur...
Quelques mètres plus loin, il monte dans un bus avec la démarche typique du superhomme qu'il est (style Aldo Maccione, mais en moins ridicule, vous voyez?) et s'assied à côté d'un monsieur. Ernest lui dit d'un ton condescendant:
"- 'Savez qu'à nous deux nous avons cinq couilles?"
Deux matelots font escale après trois mois de mer. A peine ont-ils posé le pied sur la terre ferme qu'ils décident de partir en chasse afin de compenser leurs longs mois d'abstinence. Ils décident donc de se séparer en se promettant de se retrouver le lendemain matin à la taverne dite "Du vieux goéland".
Ainsi, d'un pas décidé ils partent chacun à la conquête du plaisir...
Le soleil est levé depuis peu quand ils se retrouvent autour d'un verre. Ils commencent alors à se raconter leurs exploits de la nuit passée. Le premier que nous nommerons Paulo par la suite semble vermoulu et décrit sa nuit.
Paulo:" Oh ben moi c'est simple, je suis allé a l'auberge "Au maquereau sympathique" et là j'ai trouvé une charmante compagnie immédiatement. Ma paie y est passée mais j'ai baisé comme un fou toute la nuit et toi Pierrot comment c'était ?
Sur ce Pierrot (qui est, vous l'aviez compris le deuxième comparse) commence son récit:
Pierrot: "Oh moi tu sais que je suis plus romantique que toi donc je suis allé à la taverne "A la rose effeuillée", j'ai fait la rencontre d'une charmante personne. Je lui ai payé un ou deux verres et finalement je me disais que ce n'était pas très sympa de faire ça pour la sauter. Donc j'allais abandonner cette idée et je me suis préparé à passer une nuit à discuter tranquillement, simplement entre amis quand elle me propose de venir boire un verre chez elle.
Bon j'accepte évidemment et à peine a-t'elle referme la porte qu'elle se déshabille se jette sur le lit nue et me dit: "Fais-moi l'amour tempête! Fais-moi l'amour tempête!"
Alors là je la regarde et je lui dis: "mais je ne connais pas l'amour tempête..."
Elle me dit: "c'est très simple tu secoues le lit pour faire croire que je suis sur un bateau au milieu d'une tempête."
Alors là je me mets à secouer le lit de toutes mes forces
Après elle me dit: "Crache-moi dessus comme ça je penserai qu'il y a de la pluie"
Alors je crache, je secoue le lit...
"Maintenant allume et éteint la lumière pour faire les éclairs" me dit-elle.
Alors j'allume, j'éteins, je crache je secoue le lit, j'allume, j'éteins je crache, je secoue le lit
Là dessus Paulo s'impatiente: "Et alors ????"
Pierrot lui dit :
- Attends... Après elle me dit: "Fais moi le bruit du vent..."
Alors je fais le bruit du vent, j'allume, j'éteins, je crache, je secoue le lit, je fais le bruit du vent, j'allume, j'éteins, je crache, je secoue le lit.
Et là elle me dit: "Oh oui prends-moi maintenant."
Paulo: "ET ALORS TU L'AS BAISéE ?????"
Pierrot: "T'es pas un peu frappadingue? Avec le temps qui faisait!!"
On rapporte une anecdote concernant la vie de Von Neumann, grand mathématicien américain de ce siècle dont je tairai les travaux par souci de bienséance.
Comme tout personnage reconnu doté d'un génie hors de la norme, notre sympathique savant s'efforçait de ne consacrer aux activités journalières qui nous préoccupent tous qu'un minimum d'attention, qui tendait vers 0 lorsque "t" tendait vers l'infini.
Il arriva un jour qu'il devait déménager, sa femme ayant géré toute l'opération depuis son début, tint à indiquer à notre savant cosinus l'adresse de leur nouveau home sweet home : elle la nota soigneusement sur un bristol qu'elle glissa dans la poche droite de son savant logarithme de mari. L'égérie du génie laissa son protégé au matin non sans lui rappeler qu'il quittait cette maison pour toujours.
Mais ce qui devait arriver arriva, et c'est là que les athéniens s'éteignirent. Une géniale idée traversa le génial cerveau du génial savant. La saisissant au vol, le savant exponentiel la nota sur un bout de papier qui traînait dans sa poche droite. Mais après avoir nettoyé ses lunettes, la géniale idée devint bête comme choux et le papier la supportant finit sa trajectoire parabolique dans une corbeille heureusement placée.
Le soir venu, notre hyperbolique savant quitta son travail et rentra chez lui. Comme vous l'avez tous deviné, il trouva porte close. En plein désarroi, il accosta une petite fille qui jouait à la marelle sur le trottoir
- Dis-moi petite, je suis monsieur Von Neumann, j'habitais ici, est-ce que tu sais ou j'habite ?
- Oui papa, maman m'a dit de venir t'attendre ici.
Faut que je vous raconte une chose... Il y a quelques années, j'ai eu un terrible accident de moto: multiples fractures, brulures, des plaies partout, bref c'est un miracle que je sois encore en vie (bien que cette opinion n'engage que moi...). Avec le temps, tout ça a fini par guérir tant bien que mal. La seule sequelle que je conserve de cette douloureuse mésaventure, c'est que j'ai du être amputé des deux oreilles. Et ça, ça me me cause un énorme complexe...
Mais la vie n'a pas que des mauvais côtés. à cause de l'accident, j'ai touché une jolie indemnité des assurances. Et comme mon rêve c'était alors d'avoir ma propre entreprise, j'ai tout investi dans l'achat de cette petite compagnie d'informatique - petite, mais en pleine croissance. Sauf que l'informatique, moi, ça me donne des boutons. Il a bien fallu que j'engage un type qui s'y connaisse pour faire rouler la boite.
Après examen des cv, j'ai convoqué trois candidats.
La première entrevue a très bien marché. Le gars était vraiment sympathique et tout, compétent, sûr de lui... Comme je suis très chatouilleux sur ce point, ma derniere question a été: " Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel chez moi? " Le type a repondu: " Ben, puisque vous en parlez, vous n'avez pas d'oreilles, Monsieur. " ça m'a mis dans une telle colère que j'ai jeté cet idiot à la porte!
La seconde entrevue s'est encore mieux deroulée que la première: ce candidat était bien meilleur que l'autre. Mais à la fin, je lui ai posé la même question: : " Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel chez moi? " Et cet imbecile de me dire que je n'avais pas d'oreilles... Comme si je ne le savais pas assez! Et encore un dehors, un!
Alors le troisième s'est amené, un type de chez Synergie-Solutions, vraiment très calé', et nul doute qu'il était le plus fort des trois. J'étais sûr de vouloir lui offrir le poste. Il fallait cependant que je lui pose la question: : " Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel chez moi? "
Vous savez ce qu'il m'a dit? " Ouais, je suis sûr que vous portez des lentilles de contact. "
Alors là, j'étais vraiment soufflé: " Wow! Vous avez beaucoup de perspicacité! Comment avez-vous fait pour savoir ça? "
Il a éclaté de rire en me lançant: " COMMENT VOULEZ-VOUS QU'UN TYPE QUI N'A PAS D'OREILLES PORTE DES LUNETTES !?!" ...